(Rome, 19 juillet 2026). Selon une source des services de sécurité israéliens citée par le média saoudien Al-Hadath, le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei aurait quitté l’Iran et ne communiquerait plus que par des messages rédigés par le nouveau chef des Gardiens de la révolution. Des affirmations qui interviennent sur fond de nouvelles tensions régionales et de supposées divisions au sein du régime iranien
Le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, «ne se trouve pas en Iran». C’est ce qu’a déclaré une source des services de sécurité israéliens, citée par le média saoudien «Al-Hadath», comme le rapporte l’agence italienne «AGI».
Khamenei n’est jamais apparu en public
Mojtaba Khamenei, nommé Guide suprême peu après l’élimination de son père lors des attaques israélo-américaines du 28 février, n’a communiqué depuis lors que par le biais de déclarations écrites et n’a effectué aucune apparition publique.
Qui rédigerait ses messages ?
La source a indiqué à «Al-Hadath» que les messages de Khamenei sont rédigés par le nouveau chef du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), Ahmad Wahidi, ainsi que par d’autres membres de ce Corps.
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«Les divisions internes en Iran sont profondes et menacent l’existence même du Corps des gardiens de la révolution islamique», a ajouté la source, précisant que les États-Unis ne souhaitent pas qu’Israël participe à des frappes contre l’Iran, même dans l’hypothèse où Téhéran lancerait une attaque visant le territoire de l’Etat hébreu.
Des menaces répétées contre Donald Trump
Depuis son «accession» au pouvoir, Mojtaba Khamenei a multiplié les déclarations hostiles à l’égard des États-Unis, et plus particulièrement contre Donald Trump.
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Plusieurs de ses discours ont été interprétés comme des menaces directes ou indirectes à l’encontre du président américain, contribuant à accroître les tensions entre Téhéran et Washington.
Une déclaration attribuée Mojtaba Khamenei, prononcée à l’occasion de la Semaine de la magistrature en Iran, affirme que les États-Unis et Israël devraient faire l’objet de poursuites devant les tribunaux iraniens et internationaux ; il les accuse de «crimes contre les enfants» et de crimes de guerre, ainsi que d’attaques contre des centres médicaux et des civils lors des récents conflits impliquant l’Iran.
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Selon les experts en la matière, la qualification juridique de «crime de guerre» ou d’autres violations du droit international nécessite des enquêtes et des décisions d’instances judiciaires compétentes, non iraniennes ; ces allégations ne constituent pas, à elles seules, des conclusions judiciaires.
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Cette rhétorique offensive aurait renforcé la détermination des États-Unis à surveiller de près les faits et gestes du nouveau Guide suprême.
Des discours qui écartent toute hypothèse d’un dirigeant modéré
Les différentes interventions attribuées à Mojtaba Khamenei dressent le portrait d’un dirigeant qui s’inscrit dans la continuité de la ligne dure de la République islamique.
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Loin d’un éventuel infléchissement du régime, ses prises de position en faveur de la poursuite de la confrontation avec Israël et les États-Unis, ainsi que son soutien affiché au CGRI, conduisent de nombreux analystes et experts, récemment consultés, à exclure le scénario d’une gouvernance plus modérée.
Où se trouverait réellement le nouveau Guide suprême ?
L’absence prolongée de Mojtaba Khamenei des apparitions publiques alimente de nombreuses spéculations. Plusieurs experts en sécurité estiment qu’il pourrait être installé dans un complexe hautement sécurisé, voire dans un réseau de bunkers, afin de limiter les risques d’une tentative d’assassinat.
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D’autres n’excluent pas un déplacement temporaire hors de Téhéran, voire hors d’Iran, mais soulignent qu’aucune preuve indépendante ne permet, à ce stade, de confirmer cette hypothèse. En l’absence d’éléments vérifiables, son lieu de résidence demeure l’un des principaux sujets d’interrogation des services de renseignement et des analystes spécialisés.
Par Léa P.