Les Etats-Unis ont annoncé hier, jeudi, des sanctions contre neuf personnes, dont l’ambassadeur désigné de l’Iran au Liban, Mohammad Chibani, pour avoir entravé le processus de paix dans ce pays et freiné le désarmement du Hezbollah, mouvement soutenu et armé par Téhéran.
A lire : Liban : la banque du Hezbollah al-Qard al-Hassan, de quoi s’agit-il et comment elle fonctionne ?
L’OFAC (Office of Foreign Assets Control) du Trésor américain a précisé que ces responsables étaient infiltrés au sein du parlement, de l’armée et des services de sécurité libanais, où ils s’employaient à préserver l’influence du Hezbollah sur les institutions clés de l’Etat Libanais.
A lire : Du Venezuela au Panama : qui est Ali Zaki Hage Jalil, présumé agent du Hezbollah ?
«Le Hezbollah est une organisation terroriste et doit être intégralement désarmé», a déclaré le Secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un communiqué. Fondé en 1982 par le Guide suprême iranien, le Hezbollah est classé comme «groupe terroriste» par, entre autres pays, les Etats-Unis et les Etats arabes du Golfe, dont l’Arabie saoudite.
A lire : Quand le Hezbollah infiltre l’économie souterraine en Amérique latine
Washington tient le groupe pour responsable des attentats-suicides de 1983 qui ont coûté la vie à 241 militaires américains et détruit le quartier général des Marines à Beyrouth, ainsi qu’une caserne française, tuant 58 parachutistes français. Les Etats-Unis imputent également au Hezbollah l’attaque-suicide contre l’ambassade américaine à Beyrouth en 1983.
A lire : Liban: quarante ans après l’attentat d’octobre 1983, la justice française se réveille !
Le Trésor a précisé que les personnes sanctionnées jeudi sont : Mohammad Reza Chibani, l’ambassadeur désigné de l’Iran au Liban, que le ministère libanais des Affaires étrangères, Joe Rajji, a déclaré persona non grata après avoir retiré son agrément à sa candidature et lui avoir ordonné de quitter Beyrouth ; Mohamed Fneich, qui dirige le conseil exécutif du Hezbollah ; Hassan Fadlallah, député du Hezbollah au parlement libanais depuis 2005, ayant travaillé avec Radio Al Nour et Al Manar TV, deux entités déjà sanctionnées par les Etats-Unis ; Ibrahim al-Moussawi, qui dirige le comité des médias du Hezbollah et représente le groupe au parlement ; Houssein Al-Hajj Hassan, qui représente le Hezbollah en tant que député au parlement libanais depuis 1996 : Ahmad Baalbaki et Ali Ahmad Safawi, tous deux responsables de la sécurité du mouvement Amal, allié politique et partenaire sécuritaire du Hezbollah ; Le brigadier-général Khattar Nasser Ed-din, chef de la Direction générale de la sécurité générale libanaise, pour avoir partagé des renseignements avec le Hezbollah ; et le colonel Samir Hamadé, un haut responsable du renseignement libanais.
Lire aussi :