(Roma, 30 avril 2026). Après l’assassinat de deux militaires français de la FINUL dans le sud du Liban, les plus courageux comme le sénateur Xavier Iacovelli, réclament solennellement le classement du Hezbollah comme une organisation terroriste, mettant ainsi la diplomatie française sous pression
Comme son nom l’indique, Monsieur Xavier Iacovelli est d’origine italienne. Elu municipal à Suresnes, en banlieue parisienne, il est surtout Sénateur français depuis 2017, vice-président du Sénat, membre de plusieurs commissions et groupes de travail dont la commission des Affaires sociales et le groupe d’études Handicap. Il est vice-président du groupe d’amitié France-Liban au Sénat et, à ce titre, il entretient de bonnes relations avec la diaspora libanaise en France et en Italie, avec la communauté libanaise des Hauts-de-Seine et plus particulièrement avec les Libanais de sa ville, Suresnes. Il a en outre effectué plusieurs voyages au Pays du Cèdre pour renforcer ces liens historiques bilatéraux. Il est (ou il fut) aussi membre du groupe d’amitié France-Israël et il s’est rendu au moins une fois dans l’Etat hébreu.
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Dans une interview, Xavier Iacovelli affirme être «un défenseur constant du Liban et du peuple libanais». «J’ai toujours demandé que la France inscrive le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes», a-t-il déclaré.
«C’est précisément pour cette raison que je refuse toute confusion et n’accepte pas qu’on puisse mettre sur le même plan le Hezbollah et Tsahal, ou assimiler le Hezbollah au peuple libanais, qui est la première victime de son emprise», ajoute le sénateur Iacovelli lors de cette interview, postée sur son compte Facebook.
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Les propos du sénateur Iacovelli s’inscrivent dans une ligne politique qui cherche à distinguer clairement deux réalités souvent mêlées dans le débat public : le peuple libanais et le Hezbollah. Cette précision est importante dans le contexte libanais, où les crises économiques, institutionnelles et sécuritaires ont fortement affecté la population depuis plusieurs décennies.
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Sa déclaration sur le Hezbollah est plus politique et idéologique. En rappelant qu’il a «toujours demandé que la France inscrive le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes», Xavier Iacovelli adopte une position plus dure que celle traditionnellement défendue par la France. En effet, Paris distingue généralement la branche militaire du Hezbollah de sa branche politique, contrairement à certains pays comme les États-Unis ou l’Allemagne, qui considèrent l’ensemble du mouvement comme terroriste.
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Enfin, un diplomate italien observe que la phrase du Sénateur français «le peuple libanais est la première victime de l’emprise du Hezbollah», traduit une critique directe de l’influence politique, militaire et sociale du «parti de Dieu» au Liban. Elle renvoie à l’idée, défendue par une grande partie de la classe politique libanaise et internationale, que la présence armée et l’autonomie stratégique du Hezbollah fragilisent la souveraineté de l’État libanais et exposent le pays à de graves conflits régionaux.
(Roma, Paolo S.)