(Rome, 16 octobre 2026). Alors que Volodymyr Zelensky réaffirme sa reconnaissance envers l’Union européenne pour son soutien à l’Ukraine, Moscou affiche une position convergente avec celle de Donald Trump. «Je suis heureux d’être ici ; je suis sincèrement reconnaissant pour l’immense soutien que nous avons reçu de la part du Conseil européen, de la Commission et des dirigeants européens (de véritables dirigeants) qui sont restés à nos côtés depuis le début de la guerre», a déclaré le président ukrainien à son arrivée au Conseil européen
«Je suis heureux d’être ici ; je suis sincèrement reconnaissant pour l’immense soutien que nous recevons de la part du Conseil européen, de la Commission et des dirigeants européens (de véritables dirigeants) qui sont restés à nos côtés depuis le début de la guerre», a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à son arrivée au Conseil européen. «Naturellement, nous voulons mettre fin à cette guerre le plus rapidement possible. Pour l’instant, nous ne percevons aucun signe, de la part de la Russie indiquant une volonté de mettre fin au conflit», a-t-il ajouté, comme le rapporte la chaine «Sky Tg24».
Zelensky remercie l’UE, alors que la déclaration de Marine Le Pen pourrait compliquer davantage le dossier ukrainien
La reconnaissance exprimée par Volodymyr Zelensky envers l’Union européenne intervient dans un contexte de débats politiques sur la poursuite du soutien occidental à l’Ukraine. Deux jours auparavant, en France, Marine Le Pen avait déclaré qu’elle interromprait la contribution de la France aux aides destinées à Kiev si elle était élue présidente de la République.
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La polémique suscitée par les déclarations de Marine Le Pen sur l’arrêt de la contribution française aux aides à Kiev soulève des interrogations quant à l’avenir du soutien de Paris à l’Ukraine. Si elle accédait à la présidence de la République en 2027 et mettait en œuvre cette orientation, une inflexion de la politique française pourrait fragiliser la dynamique de soutien européen à Kiev et compliquer la coordination entre les partenaires de l’Ukraine.
Il convient de souligner que Paris occupe une place importante dans les décisions européennes sur la sécurité du Continent, l’assistance militaire à l’Ukraine et les garanties susceptibles d’être apportées à Kiev. Une réduction de son engagement pourrait conduire les autres États européens à réexaminer la répartition de l’effort financier et militaire, alors même que leurs positions divergent sur les moyens de parvenir à une issue au conflit.
Sur un autre plan, Kiev défie Donald Trump en reprenant ses attaques contre les raffineries russes, suite à l’échec de la trêve énergétique et de l’accord sur le diesel entre Washington et Moscou. Le complexe de Riazan a déjà été frappé.
Pour Kiev, cet arrangement suscite de vives critiques. Les autorités ukrainiennes redoutent que les recettes supplémentaires tirées des exportations énergétiques contribuent aux ressources financières de Moscou, alors que, selon la presse transalpine, les sanctions occidentales ont précisément pour objectif de limiter les revenus russes susceptibles de financer la guerre.
Dans un entretien accordé au «Financial Times», le dirigeant ukrainien a dénoncé l’arrêt «dangereux» du partage de renseignements par les États-Unis, ainsi que la dégradation du service Starlink, bien que ce dernier semble de nouveau opérationnel aujourd’hui. Selon le magnat, «en attaquant des raffineries, Volodymyr Zelensky fait grimper les prix de l’énergie ; c’est un scandale». «Ce n’est pas quelqu’un avec qui il est facile de traiter. Je ne suis pas un grand admirateur. Je trouve qu’il est plus difficile de traiter avec lui qu’avec Vladimir Poutine», a-t-il ajouté.
Selon un analyste européen, les déclarations de Donald Trump à l’égard de Volodymyr Zelensky risquent d’accentuer les inquiétudes des pays qui soutiennent l’Ukraine. En affirmant ne pas être un grand admirateur de Zelensky, Trump met en lumière les divergences d’approche entre Washington et plusieurs capitales européennes sur la manière de gérer le conflit et d’envisager son règlement.
En définitive, cette nouvelle passe d’armes révèle une difficulté centrale : comment parvenir à un règlement du conflit si les États-Unis, l’Ukraine et les principales capitales européennes ne partagent pas la même lecture des responsabilités, des concessions et des conditions d’une paix durable ?