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Vladimir Poutine : «la Russie connaît une pénurie de carburant ; une interdiction des exportations de diesel est à l’étude»

(Rome, 28 juin 2026). Face aux difficultés d’approvisionnement en carburant en Russie et à la multiplication des frappes ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques, Vladimir Poutine a évoqué la possibilité de suspendre les exportations de diesel. Devant les membres de «Russie unie», Poutine a dénoncé les tentatives occidentales de «déstabilisation» du pays et assuré que Moscou conserverait sa capacité de résistance sur les plans économique, militaire et politique. Poutine s’en est pris à l’Ukraine et à l’Occident : «ils voulaient nous déstabiliser mais ont échoué»

En Russie, «des files d’attente se forment aux stations-service et divers types de carburant nécessaires ne sont pas toujours disponibles». S’exprimant lors du congrès de son parti, Vladimir Poutine a annoncé qu’une interdiction totale des exportations de diesel était actuellement à l’étude. Poutine a exprimé sa volonté de «minimiser» l’impact des attaques ukrainiennes, de plus en plus intenses, visant les infrastructures énergétiques russes, comme le rapporte l’agence italienne «AGI».

«La tentative de déstabiliser la Russie a échoué»

Les tentatives des «élites occidentales» de déstabiliser la Russie ont échoué malgré une «pression sans précédent», a ajouté Poutine en s’adressant aux membres du parti «Russie unie». «Ils voulaient nous infliger une défaite stratégique sur le champ de bataille. Ils voulaient déstabiliser notre société, mais ils échouent toujours», a poursuivi Poutine.

«Ils veulent affaiblir la Russie par tous les moyens»

Selon le président russe, «ils (les pays occidentaux) veulent nous affaiblir par tous les moyens, se débarrasser de nous en tant que puissance mondiale qui s’est toujours opposée au mal. Personne n’y est jamais parvenu ; cela ne fonctionnera pas aujourd’hui, et ne fonctionnera jamais». «La Russie ne peut exister qu’en tant que puissance forte et indépendante ; autrement, elle cessera d’exister». «Dès que nous montrerons un signe de faiblesse, ils cesseront immédiatement de considérer la Russie comme un égal et lui parleront le langage de la force», a poursuivi Poutine. «Je suis convaincu qu’au cours de la campagne électorale actuelle, tous les partis et candidats œuvreront ensemble pour renforcer la cohésion de notre peuple, même lors des débats les plus houleux, sans jamais mettre en péril l’unité de notre pays». «La Russie résiste fermement à toutes les tentatives visant à entraver notre développement ; nous disposons de la force, des ressources et de la volonté politique suffisantes. Que nul n’en doute», a averti le dirigeant du Kremlin.

«Dans son discours», affirme un analyste occidental, «le président russe réaffirme une vision de la Russie fondée sur la puissance, l’indépendance et le refus de toute démonstration de faiblesse».

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«Une posture qui s’inscrit dans une tradition politique valorisant le statut de grande puissance. Mais cette rhétorique se heurte aux réalités contemporaines : dans un monde interdépendant, l’influence ne repose plus uniquement sur la capacité militaire ou la logique de sphères d’influence héritées des empires passés, mais aussi sur la résilience économique, les alliances et la capacité à convaincre», ajoute notre source.

«Nous garantirons la sécurité de la Russie»

Le président Poutine a promis de «garantir» la sécurité de la Russie et de relever les «défis» posés par les attaques ukrainiennes croissantes contre les infrastructures militaires et pétrolières russes. «Nous voyons les problèmes. Nous les reconnaissons et nous y apportons une réponse. Mais nous garantirons sans aucun doute la sécurité du pays et de nos citoyens, ainsi que l’inviolabilité de nos frontières historiques», a déclaré Poutine lors du congrès de son parti, réuni en amont des élections législatives de septembre.

«L’Ukraine perd du terrain sur la ligne de front»

«Nous surmonterons sans aucun doute tous les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, y compris les attaques terroristes visant notre territoire et nos infrastructures», a ajouté Poutine.

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Enfin, le président russe a affirmé que l’Ukraine était en train de «perdre du terrain sur tous les secteurs du front» et que, pour cette raison, elle aurait recours au «terrorisme», selon ses propos tenus devant les participants au congrès.

Un message adressé autant à l’extérieur qu’à son propre camp

Au-delà de ses déclarations concernant le front, ce discours apparaît aussi comme un exercice de mobilisation politique interne. Prononcé devant les membres de son parti à l’approche d’échéances électorales, il vise à réaffirmer le contrôle, maintenir la cohésion et entretenir l’idée d’une Russie capable d’endurer la pression extérieure. Plus qu’une annonce stratégique, cette prise de parole peut ainsi être considérée comme un message destiné à consolider le moral et l’unité du camp présidentiel dans un contexte de guerre qui s’installe dans le temps.

Un récit de guerre confronté à l’usure du conflit

Présentée à l’origine comme une «opération militaire spéciale» rapide et décisive contre Kiev, l’intervention russe s’est transformée en conflit prolongé, marqué par une résistance ukrainienne durable et par des frappes qui touchent désormais le cœur du territoire russe.

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Dans ce contexte, Vladimir Poutine continue de justifier l’absence de victoire décisive en inscrivant le conflit dans une confrontation plus large avec l’Occident : selon ce récit, Moscou ne ferait pas face à l’Ukraine seule, mais à un rapport de force géopolitique global qui expliquerait l’allongement de la guerre et les difficultés rencontrées.

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Par Paolo S.

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