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Paris muscle la défense aérienne de Kiev avec les Mirage, les Rafale sans oublier les missiles anti-drones

(Rome, 23 juillet 2026). En annonçant la livraison de plusieurs chasseurs Rafale, de deux batteries SAMP/T et l’octroi d’une licence de production pour les missiles SCALP et Aster 30, Paris franchit une nouvelle étape dans son soutien militaire à Kiev. Ces mesures visent à renforcer les capacités de défense aérienne et de frappe de l’Ukraine et à contribuer à bâtir un véritable bouclier aérien européen face à l’intensification des frappes russes alors que la guerre contre la Russie s’enlise et que l’Europe cherche à combler le ralentissement de l’aide américaine

La France promet des Rafale et des capacités industrielles à l’Ukraine

L’Ukraine recevra 16 avions de combat multi-rôles Dassault Rafale ainsi qu’une licence lui permettant de produire des missiles SCALP et Aster 30. Après avoir déjà fourni des chasseurs Mirage 2000-5, régulièrement déployés pour des missions de défense de l’espace aérien ukrainien, le gouvernement français entend désormais renforcer davantage les capacités défensives et offensives de Kiev, alors que le pays continue d’affronter la Russie dans une guerre d’usure sans avancée sur le plan des négociations, écrit Davide Bartoccini dans le portail italien «Inside Over».

Emmanuel Macron confirme un engagement militaire de long terme

La France reste déterminée à soutenir l’Ukraine ; après la livraison immédiate de deux batteries de missiles sol-air SAMP/T, elle s’est engagée à livrer les quatre premiers Rafale à l’armée de l’Air ukrainienne une fois que les pilotes et le personnel au sol auront achevé leur formation sur les bases de l’armée de l’Air française (un processus déjà entamé par les pilotes affectés aux Mirage 2000-5).

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Cette annonce a été faite par le président français Emmanuel Macron à l’issue d’une réunion de la «Coalition des volontaires» tenue récemment à Paris. La formation des équipages des Rafale (des chasseurs multi-rôles de 4e génération) devrait débuter cette année. Selon l’Élysée, le projet prévoit l’acquisition de 16 avions Rafale et de leurs systèmes d’armes associés. Les premiers vols pourraient avoir lieu dès 2028-2029, tandis que la formation du personnel débutera dans les mois à venir».

Des Rafale armés de missiles de longue portée

Ce lot de Rafale, qui s’ajoute aux chasseurs Mirage 2000-5 livrés à partir du premier trimestre 2025 et déjà engagés au combat, s’inscrit dans le cadre des 100 avions que la France s’est engagée à fournir à l’Ukraine afin de renforcer ses capacités de résistance face à l’invasion russe.

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Les avions de chasse français peuvent être armés de bombes et de missiles air-sol et air-air, tels que le MICA et le METEOR, ainsi que le SCALP (acronyme de «Système de croisière conventionnel autonome à longue portée»).

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Le SCALP est un missile de croisière aéroporté furtif à longue portée, similaire au Storm Shadow, que les forces ukrainiennes ont appris à utiliser avec une grande efficacité.

Un bouclier contre les missiles russes

Selon les informations disponibles, les Rafale fournis par la France seront également capables d’emporter un nouveau type de «missiles anti-drone de 68 mm à guidage laser», similaire à l’APKWS («Advanced Precision Kill Weapon System») utilisé par les avions de chasse américains et les Typhoon britanniques. Connu sous le nom de LADAC («Lutte anti-drone sur avion de combat»), ce système dotera les avions de combat ukrainiens de capacités anti-drones avancées.
Cela pourrait révolutionner la stratégie de défense aérienne de l’armée de l’air ukrainienne, qui a déjà perdu de nombreux pilotes et avions de combat fournis par ses partenaires occidentaux.

Renforcer le bouclier antimissile ukrainien

La livraison de 16 Rafale viendra s’ajouter aux 32 Gripen suédois promis à l’Ukraine, rejoignant ainsi les F-16 Fighting Falcon et les Mirage 2000-5 qui ont déjà complété la flotte d’appareils de conception soviétique (MiG-29 Fulcrum, Su-27 Flanker, Su-24 Fencer et Su-25 Frogfoot).

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Parallèlement, deux systèmes européens de missiles sol-air moyenne portée SAMP/T, accompagnés de l’octroi d’une licence de production pour les missiles Aster 30, renforceront la défense aérienne ukrainienne face aux missiles balistiques que Moscou a commencé à déployer régulièrement lors de nouvelles frappes de représailles. L’Aster 30 est capable d’intercepter les missiles balistiques lancés par la Russie, ce qui devrait contribuer à pallier la pénurie de missiles Patriot PAC-3 fournis par les États-Unis.

Vers une coalition européenne de défense antimissile

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté à maintes reprises ses partenaires de l’OTAN à prendre des «décisions audacieuses» et à doter Kiev de systèmes de défense aérienne pour protéger l’espace aérien ukrainien des bombardements russes.

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Il semble que la «Coalition des volontaires», regroupant le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne, la Suède et le Royaume-Uni en soutien à l’Ukraine, ait décidé de répondre à ses appels visant à combler le vide temporaire laissé par les États-Unis (actuellement accaparés par la nouvelle crise dans le golfe Persique) en créant la Coalition intégrée de défense antimissile.

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Ce groupe collaborera au développement d’un système de défense antimissile baptisé Freyja. Ce système opérera aux côtés des unités Patriot et SAMP/T déjà en service. Freyja, dont le déploiement est prévu d’ici 12 mois, devrait être capable d’intercepter des cibles balistiques à une altitude d’environ 24 kilomètres.

L’Europe prend le relais de Washington

Au-delà des annonces de livraisons d’équipements, la décision française s’inscrit dans une évolution plus large de la politique de sécurité européenne. Face au désengagement progressif des États-Unis vis-à-vis du conflit ukrainien, une orientation largement assumée par le président Donald Trump, Paris entend jouer un rôle moteur dans le renforcement de la défense du continent. L’objectif est désormais de consolider les capacités militaires de l’Union européenne, avec l’Ukraine comme premier rempart face à la Russie.

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La dissuasion nucléaire au cœur de la stratégie française

Ce renforcement conventionnel s’accompagne également d’une réflexion sur la dissuasion. Paris travaille en effet à un projet visant à renforcer le pilier européen de la force nucléaire française, avec le déploiement envisagé d’avions de combat capables d’emporter le missile nucléaire ASMPA-R sur une base en Allemagne.

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Cette initiative, présentée comme un signal de fermeté adressé à Moscou, s’inscrit dans la volonté française de renforcer la crédibilité de la dissuasion européenne face à Vladimir Poutine, tout en affirmant une plus grande autonomie stratégique de l’Europe dans un contexte de recomposition des équilibres transatlantiques.

Par Paolo S.

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