En France, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a admis que la police avait «perdu le contrôle» dans certaines villes lors des violentes manifestations qui ont éclaté dans toute la France au cours du week-end. Il a évoqué un «manque d’anticipation» dans les préparatifs et a fait savoir qu’il avait présenté sa démission au président Emmanuel Macron, «car je me sentais responsable de tout ce qui s’est passé». «J’ai un sens de l’intérêt général et, vu les dégâts qu’il y a eu, il était normal que je remette ma démission».
Emmanuel Macron ne l’a pas acceptée au nom «de la nécessité d’un commandement continu des forces de l’ordre dans le contexte actuel», a fait savoir l’Élysée dans un communiqué ce lundi. Il a demandé à Laurent Nuñez de déployer une nouvelle doctrine de maintien de l’ordre «face aux casseurs».
Nuñez annonce de son côté qu’il y aura à l’avenir une «montée en puissance de nos doctrines d’intervention contre les casseurs et les pilleurs» pour que, «quand ces groupes éclatent et partent en pillage sur des commerces, les forces de l’ordre puissent être mobiles et réactives».
Lire aussi : De Paris à Milan à Bruxelles jusqu’à Tirana : l’Europe secouée par un automne de contestations
Au cours du week-end, 2.331 interpellations ont eu lieu : «70 % concernent des personnes majeures, très souvent déjà connues des forces de l’ordre», dont «plus de 80 %» font l’objet de poursuites judiciaires, a pour sa part déclaré le ministre de la Justice, Gérald Darmanin.