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Liban-Israël : Tsahal intensifie les raids et élimine deux commandants du Hezbollah

(Rome, 16 août 2026). Alors que les tensions s’intensifient au Liban, Tsahal multiplie les frappes contre le Hezbollah. Deux commandants du mouvement ont été tués dans de nouveaux raids, faisant craindre une nouvelle aggravation du conflit dans la région

Israël a intensifié ses raids dans le sud du Liban

Selon l’Agence nationale d’information libanaise, des unités israéliennes ont mené une série d’attaques contre des zones résidentielles et des infrastructures au cours de la nuit, après un raid survenu samedi qui a fait 13 morts et 14 blessés.

L’élimination de deux hauts commandants du Hezbollah a été confirmée

L’armée israélienne a identifié la première cible comme étant Ali Mohammad Fakhr al-Din (connu sous le nom d’Abou Hassan Alaa) un commandant important de l’unité Badr. Les autorités militaires lui ont attribué la planification d’opérations hostiles contre les forces israéliennes, notamment en ce qui concerne l’utilisation de drones chargés d’explosifs, rapporte le portail italien «Adnkronos».

Réactions des responsables israéliens

«Aucun compte ne restera ouvert sur quelque front que ce soit», a écrit le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, sur les réseaux sociaux, en référence à l’attaque contre des soldats de Tsahal sur la crête d’Ali al-Taher, au Liban. Israël «défendra fermement ses soldats et ses citoyens», a-t-il ajouté sur la plateforme X.

Le risque d’un nouvel engrenage

La multiplication des provocations du Hezbollah pourrait précipiter le Liban dans un nouveau désastre si les accords conclus entre Beyrouth et Israël, sous l’égide des États-Unis, ne sont pas pleinement respectés. Alors que des efforts sont actuellement déployés pour contenir les tensions et éviter une nouvelle escalade, toute remise en cause de ces engagements risque de fragiliser les avancées obtenues et de compromettre les initiatives diplomatiques en cours. Dans ce contexte déjà extrêmement fragile, la poursuite des affrontements pourrait exposer davantage le Liban à une spirale de représailles dont les conséquences seraient lourdes pour le pays et sa population.

A lire : Selon le New York Times, le retard dans le désarmement du Hezbollah met en péril l’aide militaire américaine à l’armée

La base «Ali al-Taher», le prochain objectif ?

La nouvelle escalade pourrait-elle fournir à Israël le prétexte pour aller plus loin à «Ali al-Taher» ? Alors que cette zone est considérée par Israël comme un important bastion du Hezbollah abritant des infrastructures souterraines, les dernières frappes pourraient ouvrir la voie à une opération visant non plus seulement à contenir les activités du mouvement, mais à neutraliser définitivement ce qui subsiste de son dispositif militaire dans cette région. Des informations font déjà état d’opérations israéliennes autour des réseaux souterrains de cette base souterraine et des combattants du Hezbollah qui y seraient retranchés.

Sur ce thème : Israël dans le collimateur : le Hezbollah montre ses muscles, des tunnels et des armes, Téhéran vise des satellites chinois (vidéo)

Parallèlement, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a déclaré qu’il ferait «l’impossible» pour garantir l’exécution des prisonniers palestiniens, ajoutant qu’il espère qu’ils seront pendus «un par un». S’adressant à Rom Braslavski, un ancien prisonnier israélien, Ben-Gvir a affirmé que la pendaison est la méthode d’exécution prévue par la loi sur la peine de mort dont il est le promoteur. «Je ferai l’impossible le moment venu», a-t-il déclaré. «Je vous promets que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir et que je remuerai ciel et terre pour que cela se réalise». Ben-Gvir s’est également dit «heureux» que les prisonniers palestiniens subissent désormais des conditions plus sévères dans les prisons israéliennes.

Une loi controversée sur la peine de mort

Le 30 mars 2026, le Parlement israélien a adopté une loi imposant la peine de mort par pendaison aux Palestiniens reconnus coupables d’avoir tué des Israéliens, à condition qu’un tribunal militaire détermine que l’acte était motivé par le «terrorisme» ou la «négation de l’existence de l’État d’Israël».

Des dirigeants du Hamas au Caire pour des pourparlers sur un cessez-le-feu

Par ailleurs, le nouveau dirigeant du Hamas, Khalil al-Hayya, est arrivé au Caire à la tête d’une délégation de hauts responsables du mouvement islamiste palestinien ; il s’agit de sa première visite en Égypte depuis son élection à la tête de l’organisation. La délégation devrait discuter d’un cessez-le-feu à Gaza ainsi que des questions relatives à la prochaine phase de l’accord. Selon certaines informations, la délégation doit rencontrer le chef des services de renseignement égyptiens, Hassan Rashad.

La délégation comprend également Mohammed Darwich, président du Conseil de la Choura du Hamas ; Khaled Mechal, responsable des relations internationales du groupe ; Zaher Jabarin, dirigeant du Hamas en Cisjordanie ; et Basem Naim, chef du bureau des relations arabes et islamiques de l’organisation.

L’implication de Jared Kushner

Jared Kushner, envoyé spécial et gendre du président américain Donald Trump, rencontrera des représentants du Hamas en présence de médiateurs, à l’issue de ses entretiens en Israël, ont indiqué des sources à la chaine Al-Arabiya.

Polémique autour d’une carte du Moyen-Orient

Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) aurait publié sur X une carte du Moyen-Orient sur laquelle la bande de Gaza et la Cisjordanie palestiniennes apparaissaient comme faisant partie d’Israël. La chaine Al-Jazeera a rapporté l’information, citant des utilisateurs des réseaux sociaux qui ont critiqué la publication du CENTCOM.

Une correction rapide

La carte accompagnait un communiqué du CENTCOM concernant la visite de dix jours du commandant Brad Cooper au Moyen-Orient ; des captures d’écran diffusées en ligne montraient Israël comme incluant Gaza et la Cisjordanie. Les internautes n’ont pas tardé à le signaler, l’un d’entre eux commentant : «Comment osez-vous présenter la Cisjordanie et Gaza comme faisant partie d’Israël ? C’était intentionnel».

«La publication, présentée comme une erreur, suscite pour sa part des interrogations», indique une source italienne bien au fait. «S’agit-il réellement d’une simple bévue de communication, ou faut-il y voir le signe avant-coureur d’une évolution plus importante de la stratégie américaine dans la région ?». À ce stade, aucune conclusion définitive ne peut être tirée de cette publication isolée. Mais dans un contexte marqué par l’intensification des tensions et par des tractations diplomatiques sensibles, ce type de signal est susceptible d’alimenter les spéculations sur les prochaines décisions de Washington.

L’agence de presse russe «Sputnik» a également réagi, affirmant que le CENTCOM «semble avoir commis une nouvelle bévue géographique en publiant une carte du Moyen-Orient sur laquelle la bande de Gaza et la Cisjordanie sont indiquées comme territoire israélien». Le CENTCOM a par la suite modifié la carte.

Par Paolo S.

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