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Donald Trump aurait levé 20 millions de dollars pour des spots électoraux «aux frais des contribuables»

(Rome, 03 octobre 2026). À quelques semaines des élections de mi-mandat, Donald Trump lève 20 millions de dollars de fonds publics pour financer une campagne télévisée mettant en scène le président et reprenant plusieurs codes de sa communication politique. Selon le «New York Times», le magnat a chargé le directeur de l’«Office of Management and Budget» de trouver les fonds au sein de l’administration ; le contrat a été signé le 20 septembre dernier avec LMD, une agence de marketing du Maryland

Les faits

Le Président Donald Trump a utilisé 20 millions de dollars de fonds publics pour financer une campagne de spots à sa propre gloire. C’est ce que révèle le «New York Times», précisant que les fonds ont été puisés dans les ressources du département de la Sécurité intérieure. Ces spots ont été diffusés sur plusieurs chaînes, dont Fox News, CNN et MSNBC, ainsi que lors de matchs de football américain, dans les journaux télévisés de CBS, ABC et NBC, et dans de nombreux talk-shows, comme le rapporte le «Corriere del Ticino».

Le contrat

Selon les informations du quotidien américain, le magnat a chargé Russell T. Vought, directeur de l’«Office of Management and Budget» (le bureau chargé de la gestion du budget fédéral), de trouver les fonds au sein de l’administration. Son rôle est donc central dans ce dispositif. Mark Paoletta, conseiller juridique du bureau du budget, et Will Scharf, conseiller juridique de la Maison Blanche, ont jugé l’opération légitime ; un contrat a été signé le 20 septembre avec LMD, une agence de marketing du Maryland.

Un montage financier qui pourrait susciter des contestations

Selon les informations disponibles, les 20 millions de dollars n’auraient pas été prélevés sur une ligne indirectement destinée à la communication politique. Selon certains médias locaux, le mécanisme serait passé par le «Department of Homeland Security» (DHS). Le 19 septembre, les fonds ont été transférés vers une enveloppe destinée aux «événements commémoratifs», avant que le contrat, susmentionné, soit attribué le lendemain à l’agence publicitaire LMD.

Une marge serrée entre communication gouvernementale et propagande

C’est ici que se situe le principal problème juridique. La loi fédérale américaine interdit depuis plusieurs décennies l’utilisation de crédits publics pour des opérations de «publicité ou propagande» non autorisées par le Congrès.

La Maison-Blanche, défendant une autre lecture, affirme qu’il s’agit de messages d’intérêt public, et non de spots électoraux, précisément parce que Trump n’est pas lui-même candidat à une élection en 2026 et que les publicités ne demandent pas aux électeurs de voter pour un candidat.
Pour conclure, les experts juridiques pensent que les publicités franchissent la ligne séparant communication gouvernementale et propagande, tandis que la Maison-Blanche soutient l’interprétation inverse.

Les critiques

Ces spots ont suscité des critiques chez les démocrates, mais aussi chez certains républicains, au motif qu’ils pourraient enfreindre les lois fédérales interdisant l’utilisation de fonds publics à des «fins de publicité ou de propagande». La Maison Blanche a encore rétorqué qu’il s’agissait d’un service public et que les publicités n’incitaient pas à voter pour un candidat en particulier.

Ces critiques sont politiquement importantes car elles déplacent le débat : il s’agit non seulement d’une opposition entre Trump et ses adversaires démocrates, mais plutôt d’une interrogation sur l’utilisation de l’argent public qui trouve également un écho au sein de son propre Parti (le Parti républicain).
À ce stade, les rapports permettent de constater une forte controverse politique et médiatique, mais pas d’en mesurer précisément la traduction dans le comportement des électeurs.
En d’autre terme, la polémique, à un mois des midtermes, est donc bien réelle, mais son effet dans les urnes reste, à l’heure actuelle, impossible à mesurer.

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