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Trump assure que les États-Unis sont sur le point de prendre le contrôle d’Ormuz. L’Iran est «anéanti»

(Rome, 21 août 2026). Donald Trump hausse une nouvelle fois le ton face à l’Iran. Lors d’un entretien avec son ancien avocat Michael Cohen, le président américain affirme que l’Iran est désormais «anéanti» et assure que les États-Unis sont sur le point de prendre le contrôle du détroit d’Ormuz, verrou stratégique pour le commerce mondial. Pendant ce temps, Israël continue d’attiser les tensions sur le terrain dans la région

«Nous avons anéanti l’Iran», a déclaré Donald Trump lors d’un entretien téléphonique avec Michael Cohen, son ancien avocat et principal accusateur dans le procès concernant les relations du magnat avec la star Stormy Daniels. Téhéran «dispose de quelques missiles et drones mais sa capacité de production est limitée», a poursuivi le président américain, ajoutant que «les États-Unis contrôlent essentiellement le détroit d’Ormuz et en auront bientôt le contrôle total», comme le rapporte la chaine «Tgcom24».

Une victoire annoncée, mais encore loin d’être acquise

Au-delà de la formule sur un Iran «anéanti», les déclarations de Donald Trump doivent être confrontées à la réalité du terrain. Bien que Téhéran ait subi des dommages considérables, notamment à la suite de plusieurs semaines de frappes, parler d’un pays «anéanti» relève davantage de la rhétorique politique que d’un constat définitif. D’autant que la crise autour du détroit d’Ormuz reste loin d’être réglée : Trump affirme que les États-Unis en ont le «contrôle total», tandis que Téhéran continue de revendiquer la maîtrise de cette voie stratégique.

Cette posture soulève d’ailleurs une contradiction stratégique : comment Washington peut-il à la fois vouloir réduire son empreinte militaire au Moyen-Orient et envisager de garantir durablement le contrôle d’Ormuz ? Le contrôle effectif d’un détroit aussi stratégique supposerait nécessairement des moyens militaires, navals et logistiques importants, alors même que l’administration Trump affiche la volonté de limiter l’engagement direct américain dans la région.

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La menace et la pression économique peuvent suffire à obtenir des concessions, mais elles ne remplacent pas, à elles seules, une présence capable de sécuriser durablement la navigation.

Pendant ce temps, Israël continue d’exacerber les tensions sur le terrain dans la région : selon Al-Jazeera, Tsahal empêcherait les ambulances de venir en aide aux Palestiniens blessés lors d’attaques menées par des colons en Cisjordanie occupée. Les faits se seraient déroulés à Khirbet Deir Chams, au sud d’Hébron, où trois Palestiniens ont été blessés lors d’attaques de colons israéliens contre leurs habitations.

À cette équation s’ajoute le front libanais. Dans la région de la crête d’Ali al-Taher, Tsahal cherche à consolider son emprise et à neutraliser une infrastructure souterraine attribuée au Hezbollah. Les informations disponibles font état d’une présence militaire souterraine particulièrement importante dans ce secteur, tandis que la question de son démantèlement constitue l’un des principaux obstacles aux discussions entre Israël et le Liban.

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La guerre se poursuit également sur le plan financier : hier, le magnat a annoncé que Téhéran serait la cible de «l’opération économique la plus dévastatrice jamais entreprise contre un pays. Il s’agira d’une guerre économique et d’un isolement d’une ampleur sans précédent». Pour le régime des ayatollahs, il ne s’agit là que de la poursuite de la «campagne de pression maximale» de Washington, qu’il a qualifiée d’échec.

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