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Les États-Unis frappent l’Iran : le CGRI affirme avoir visé à Bahreïn un dépôt de drones américains

(Rome, 18 juillet 2026). L’escalade militaire entre Washington et Téhéran franchit un nouveau seuil. Alors que les États-Unis poursuivent leurs frappes contre des objectifs iraniens, la République islamique revendique plusieurs attaques contre des intérêts américains et de leurs alliés dans le Golfe. Face au risque d’un embrasement régional, où le spectre d’un conflit régional de grande ampleur se précise, les marchés réagissent déjà à cette montée des tensions

Nouvelle vague de frappes américaines

Le CENTCOM a annoncé avoir lancé une série d’attaques contre l’Iran aujourd’hui à 15h00 (21h00 heure française) pour la septième nuit consécutive de telles frappes, rapporte la chaine italienne «Sky Tg24». «Ces attaques visent à poursuivre la réduction des capacités militaires iraniennes, conformément aux directives du commandant en chef», a déclaré le Commandement central américain sur la plateforme X.

Les Gardiens de la Révolution revendiquent plusieurs attaques

Le Corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran (CGRI) a annoncé dans la soirée avoir détruit un dépôt de drones de surface américains ainsi que le «principal centre d’intelligence artificielle» de Bahreïn et, selon l’agence IRNA, les forces iraniennes ont frappé un navire battant pavillon américain dans le nord de l’océan Indien.

Téhéran menace d’une offensive généralisée

La télévision d’État iranienne a rapporté que Mohsen Rezaei, conseiller militaire du Guide suprême, a menacé dans la soirée de voir l’Iran entrer dans une phase d’opérations offensives à grande échelle si les attaques américaines devaient se poursuivre au-delà de deux ou trois jours.

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Des sources iraniennes ont fait état d’explosions entendues dans la soirée à Bandar Abbas, sur le détroit d’Ormuz. Tasnim rapporte que Téhéran a frappé un navire battant pavillon thaïlandais qui tentait de traverser le détroit sans autorisation. Les forces américaines ont attaqué un pétrolier iranien amarré près de l’île de Kharg pour la deuxième fois en deux jours. Selon le portail «Axios», les États-Unis envisagent également de frapper des installations nucléaires.

Escalade militaire dans la région

Entre-temps, le chef des Gardiens de la révolution a menacé de lancer des attaques contre des unités navales américaines. Le régime iranien a déclaré que 38 personnes ont été tuées et plus de 400 blessées lors des attaques américaines depuis le 22 juin. L’Iran a affirmé avoir visé une base militaire américaine au Koweït et une ancienne base américaine en Syrie (Al-Tanaf). Deux radars de contrôle aérien à Oman ainsi que des avions de chasse américains stationnés en Jordanie ont également été touchés. Le Qatar a annoncé avoir intercepté une attaque de missiles, et que des débris avaient blessé un enfant. Des attaques aériennes ont été interceptées par la défense aérienne de Bahreïn.

Répercussions économiques

Les tensions croissantes dans la région pèsent sur les marchés financiers, les bourses asiatiques et européennes enregistrant de nettes baisses. En revanche, les prix du gaz et des carburants sont en hausse. En Italie, le coût de l’essence sur autoroute franchissant la barre des 2 euros le litre.

Une région au bord de l’embrasement

À mesure que les opérations militaires se multiplient et que les menaces s’intensifient de part et d’autre, le risque d’une extension du conflit au-delà des frontières iraniennes apparaît de plus en plus réel. Les échanges de frappes impliquent désormais plusieurs pays de la région et alimentent les inquiétudes de la communauté internationale. Sur le plan économique, la volatilité des marchés et la flambée des prix de l’énergie témoignent déjà des répercussions d’une crise dont l’issue demeure incertaine. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si la confrontation s’oriente vers une désescalade diplomatique ou vers un conflit régional plus vaste.

Les États-Unis sont désormais la cible numéro un

Si Washington mène directement les opérations militaires, Téhéran peut considérer que le principal adversaire est désormais américain et non Israël. Les représailles visent alors prioritairement : les bases américaines ; les navires américains et les installations militaires des alliés des États-Unis dans le Golfe. «Cette stratégie cherche à augmenter le coût politique et militaire de l’intervention américaine», estiment plusieurs analystes.

Ne pas provoquer une guerre totale avec Israël

Une campagne massive contre Israël pourrait entraîner une riposte israélienne immédiate, douloureuse et beaucoup plus large ; une mobilisation encore plus importante des États-Unis et un risque d’effondrement des capacités militaires iraniennes. Pour Téhéran, le calcul coût-bénéfice peut donc conduire à privilégier des objectifs américains ou régionaux.

Pourquoi l’Iran semble-t-il éviter de frapper directement Israël ?

Selon les informations disponibles, Téhéran continue de considérer Israël comme un ennemi direct et a déjà revendiqué ou mené des frappes contre le territoire israélien dans cette phase du conflit. Ce qui change, c’est que l’essentiel de l’effort militaire iranien semble désormais orienté vers les intérêts américains et ceux de leurs alliés régionaux, ce qui traduit une adaptation de sa stratégie plus qu’un abandon de la confrontation avec l’Etat hébreu.

Par Léa P.

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