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Mer Rouge : alerte après la menace de blocus des Houthis, le Golfe pris pour cible

(Rome, 17 juillet 2026). Les rebelles yéménites Houthis se disent prêts à fermer l’accès à la mer Rouge en cas de frappes américaines contre les infrastructures iraniennes. Cette menace fait craindre une aggravation de la crise énergétique mondiale, tandis que l’hypothèse d’un déploiement de soldats italiens au Liban refait surface et que Benyamin Netanyahu reporte son voyage aux États-Unis

Les rebelles Houthis prêts à fermer la mer Rouge

«Nous sommes prêts à fermer la mer Rouge». Les Houthis du Yémen sont sur le point d’entrer en guerre après que l’Iran leur a demandé de se préparer à bloquer le détroit de Bab el-Mandeb, au cas où les États-Unis venaient à frapper le réseau électrique iranien.
Selon trois sources citées par Reuters, deux hauts responsables iraniens et une source régionale, il s’agit d’un danger bien réel qui menace d’aggraver considérablement la crise énergétique mondiale déclenchée par la fermeture du détroit d’Ormuz. Il marquerait une nouvelle phase du conflit. Si cela devait se produire, rapporte Chiara Clausi  dans «Il Giornale», les deux principales voies d’exportation de pétrole du Moyen-Orient seraient simultanément coupées, ouvrant un nouveau front tant dans la crise énergétique que dans le conflit plus large opposant l’Iran aux États-Unis.

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Un volume important de pétrole du Golfe a été détourné vers la mer Rouge via un oléoduc saoudien ; cette voie maritime achemine désormais environ 7 % des approvisionnements énergétiques mondiaux.

«Le plan aurait déjà été discuté par les plus hauts dirigeants iraniens et communiqué aux Houthis, bien que l’on ignore si cette décision a été prise en réponse à la menace de Trump de frapper les centrales électriques iraniennes», ajoutent les mêmes sources.

Déploiement de missiles et drones

Une source proche des Houthis a affirmé que le groupe avait achevé les préparatifs pour attaquer des navires marchands en déployant des missiles et des drones près du détroit de Bab el-Mandeb (porte d’entrée en mer Rouge) sur les hauts plateaux yéménites surplombant Al-Hodeïda et le golfe d’Aden, et qu’il attendait l’ordre de lancer les opérations. Si le port de Yanbu, également situé sur la mer Rouge et vers lequel Riyad a redirigé 70 % de ses exportations pétrolières, venait à être bombardé, cela aurait des conséquences majeures pour les marchés pétroliers. Lors des précédentes attaques Houthis liées à la guerre à Gaza, de nombreuses compagnies maritimes avaient déjà été contraintes de détourner leurs navires par le cap de Bonne-Espérance, entraînant une augmentation des délais et des coûts de transport.

L’«Axe de la Résistance» en ordre de bataille

La situation est préoccupante. L’Iran considère les Houthis comme faisant partie de son «Axe de la résistance», une alliance régionale qui inclut également le Hezbollah et des groupes armés chiites irakiens ayant déjà pris part au conflit entre Téhéran et Washington.

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Les rebelles yéménites ne sont pas encore officiellement engagés dans la bataille. Les États-Unis affirment que l’Iran a fourni aux Houthis des armes, des fonds et une formation, notamment par l’intermédiaire du Hezbollah. Téhéran dément ces allégations.

Washington et Téhéran poursuivent l’escalade

Donald Trump ne cède pas pour autant. «Nous tenons l’Iran en laisse après quarante-sept ans», a-t-il déclaré. De son côté, la République islamique reste inflexible, menaçant de massacrer les forces américaines si les États-Unis lançaient une attaque terrestre. Parallèlement, sur le terrain, les échanges de tirs se poursuivent. «Les forces américaines ont frappé des centres de commandement iraniens», a indiqué l’armée américaine sur la plateforme X.

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Des missiles américains ont également frappé les environs de l’île de Qeshm. En représailles, la République islamique affirme avoir lancé des attaques contre des bases américaines au Koweït, en Jordanie et à Bahreïn.

Le Liban au cœur des discussions

Sur le front libanais, toutefois, des pourparlers avec Israël tenus à Rome auraient évoqué la possibilité de déployer des troupes italiennes dans le sud du pays du Cèdre.

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Leur mission consisterait à surveiller la démilitarisation de la zone et vérifier l’absence d’armes et de combattants du Hezbollah. La situation évolue également sur ce front. Dans ce contexte, Benyamin Netanyahu a cependant annoncé qu’il ne se rendrait pas aux États-Unis la semaine prochaine.

Une région au bord de l’embrasement

La menace d’un blocage du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis, conjuguée aux tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz, fait craindre une nouvelle escalade militaire aux conséquences potentiellement mondiales. Entre le risque de perturbation des approvisionnements énergétiques, l’intensification des affrontements entre l’Iran et les États-Unis et les initiatives diplomatiques autour du Liban, le Moyen-Orient entre dans une phase d’extrême volatilité. Les prochains jours pourraient s’avérer déterminants pour éviter un élargissement du conflit à l’ensemble de la région.

(Rome, par Dario S.)

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