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Turquie : au sommet de l’OTAN, Rutte met l’accent sur les dépenses militaires, l’industrie et l’Ukraine. Trump s’en prend de nouveau à Meloni

(Rome, 06 juillet 2026). Le sommet de l’OTAN qui s’ouvre à Ankara doit définir les priorités de l’Alliance pour les années à venir. Au cœur des discussions : l’augmentation des dépenses de défense, le soutien militaire à l’Ukraine, le rôle des États-Unis en Europe et le renforcement de la base industrielle de défense. En toile de fond, les tensions politiques persistent, avec une nouvelle charge de Donald Trump contre la Première ministre italienne Giorgia Meloni. Pour Antonio Tajani, «les propos de Trump concernant Meloni se passent de commentaires. L’Italie honorera son engagement de consacrer 5 % de son PIB à l’OTAN»

Ankara s’impose comme le futur centre stratégique de l’Alliance atlantique. Parmi les principaux sujets à l’ordre du jour figure le désengagement des États-Unis en Europe. Donald Trump s’est entretenu avec Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, rapporte la chaine italienne «Rai News».

Mardi 7 juillet : Journée consacrée à l’industrie de la défense et aux travaux ministériels

10h00-12h30 : Forum de l’OTAN sur l’industrie de la défense, avec des annonces importantes de la part de l’OTAN, des pays alliés et du secteur industriel.

12h45 : Discours d’orientation du secrétaire général Mark Rutte, aux côtés du vice-président et du ministre turc de la Défense, Yaşar Güler.

14h00 : Brève allocution conjointe du secrétaire général et du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Après-midi / Fin d’après-midi : Réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN avec les partenaires de l’Initiative de coopération d’Istanbul (Bahreïn, Koweït, Qatar et Émirats arabes unis), organisée parallèlement à une réception des ministres de la Défense organisée par le ministère turc de la Défense.

Le président Zelensky présidera quant à lui une réunion ministérielle du Conseil OTAN-Ukraine ; la confirmation d’un programme d’aide militaire d’environ 140 milliards d’euros sur deux ans est attendue (incluant une contribution issue du prêt de 60 milliards d’euros de l’UE). Ce mécanisme ne sera pas directement financé par les États-Unis, mais facilitera les achats européens et canadiens d’armements américains, tels que des systèmes de défense aérienne et des missiles intercepteurs Patriot, destinés à Kiev.

Soirée : Dîner de gala offert par le président Erdoğan aux chefs d’État et de gouvernement.

Mercredi 8 juillet : Session des dirigeants

Matin : Séance de travail du Conseil de l’Atlantique Nord au niveau des chefs d’État et de gouvernement (début des travaux des dirigeants ; réunion présidée par Mark Rutte et le président de la République de Turquie).

Après-midi : Présentation des conclusions, suivie de la conférence de presse du secrétaire général, prévues à l’issue de la session des dirigeants.

Il convient de noter que les nouvelles critiques de Donald Trump à l’encontre de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, (considérée comme l’une des dirigeantes européennes les plus proches du président américain et l’une des rares à lui avoir apporté un soutien politique explicite), illustrent les divergences qui persistent au sein du camp occidental. Malgré ces attaques, Rome, par la voix du ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, a réaffirmé sa volonté de respecter son engagement de porter ses dépenses de défense à 5 % du PIB italien.

Un sommet décisif pour l’avenir de l’Alliance

Au-delà des annonces attendues sur les dépenses militaires et l’aide à l’Ukraine, le sommet d’Ankara doit permettre aux Alliés de préciser leur vision stratégique face à un environnement sécuritaire toujours plus instable. Selon un observateur italien, les décisions qui seront prises sur le partage des charges, le renforcement de l’industrie de défense et la coordination entre Européens et Américains donneront le ton de l’OTAN pour les prochaines années, alors que les débats sur l’engagement des États-Unis et les tensions politiques entre dirigeants occidentaux continuent d’alimenter les incertitudes.

Par Paolo S.

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