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Gaza : dans le cadre du plan Trump, le Hamas remet la gestion civile au Comité national

(Rome, 06 juillet 2026). Le mouvement Hamas a annoncé le transfert de l’administration civile de la bande de Gaza à un Comité national technocratique, affirmant avoir achevé les démarches nécessaires à cette transition. Si cette décision ne modifie pas, à ce stade, les équilibres du pouvoir sur le terrain, elle constitue un geste à forte portée politique en faveur du plan pour Gaza, en vingt points, porté par le président américain Donald Trump

Le gouvernement dirigé par le groupe terroriste Hamas dans la bande de Gaza a annoncé la démission de son «Comité d’urgence», l’administration du territoire pilotée par le mouvement. Il a déclaré avoir finalisé toutes les formalités administratives nécessaires au transfert de l’autorité au Comité national technocratique chargé de l’administration de Gaza (créé par le Conseil pour la paix de Trump), comme le rapporte le journal «Il Tempo».

Les services publics maintenus

Cette information a été rapportée par le «Times of Israel». Dans un communiqué, le Hamas a affirmé que «tous les employés du secteur public continueront d’assurer les services à la population» et s’est déclaré «prêt à exercer ses fonctions sous l’autorité du nouvel organe».

Une portée avant tout symbolique

Cette décision, essentiellement symbolique, semble viser à afficher la volonté du groupe de céder le contrôle administratif de la bande de Gaza au Comité national, conformément au plan en 20 points pour Gaza promu par le président américain Donald Trump.

Une initiative dictée par le rapport de force

Au-delà de sa portée administrative, cette annonce intervient à un moment stratégique. Confronté à une pression militaire persistante, à un isolement diplomatique croissant et à la perspective d’une nouvelle architecture politique pour Gaza, le Hamas semble chercher à préserver une partie de son influence en acceptant de céder la gestion civile du territoire.

A lire : Le plan Trump révèle des «divisions» entre les ailes politique et militaire du Hamas, selon le «Wall Street Journal»

L’objectif paraît moins être un retrait du pouvoir qu’une adaptation au nouveau rapport de force régional, afin de conserver un rôle dans les équilibres qui émergeront une fois le conflit terminé.

Un précédent pour le Hezbollah ?

Cette évolution pourrait également être observée avec attention au Liban. Si le Hamas accepte, bien que partiellement, de transférer certaines prérogatives à une autorité technocratique, la question se pose désormais de savoir si le Hezbollah pourrait, à son tour, choisir de se conformer aux décisions des institutions libanaises et du président Joseph Aoun, notamment sur la question sensible de son arsenal militaire. Un tel choix lui permettrait de reprendre l’initiative politique plutôt que de subir une évolution imposée de l’extérieur.

L’absence de Mahmoud Abbas (Abou Mazen)

Sur le plan institutionnel, l’Autorité palestinienne n’a jamais renoncé à sa revendication : Gaza fait juridiquement partie des territoires administrés par l’État de Palestine, et Abbas a toujours soutenu que toute administration de Gaza devait relever des institutions palestiniennes unifiées.

En acceptant de transférer l’administration civile à un comité technocratique plutôt qu’à l’Autorité palestinienne, le Hamas semble poursuivre un double objectif : montrer qu’il n’entend plus gouverner directement Gaza et éviter que cette évolution soit interprétée comme une victoire politique du Fatah et de Mahmoud Abbas.

Pourquoi les pays arabes restent-ils si discrets ?

Ce silence est également révélateur. Il ne signifie pas nécessairement une opposition. Plusieurs capitales arabes (notamment l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie ou le Qatar) semblent attendre de voir si cette annonce débouche sur des mesures concrètes.

Une fenêtre qui pourrait se refermer

Pour plusieurs experts, la dynamique impulsée par Washington et soutenue par ses partenaires régionaux pourrait laisser peu de marge aux acteurs armés non étatiques.

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Si cette séquence débouche effectivement sur une recomposition durable de l’ordre régional, le coût d’un refus de s’y adapter pourrait s’accroître. Dans cette hypothèse, Israël, dont le Premier ministre Benyamin Netanyahu a répété sa détermination à neutraliser les menaces pesant sur la sécurité d’Israël, pourrait être tenté de reprendre son action militaire jusqu’à atteindre les objectifs qu’il s’était fixés. La question est donc de savoir si les mouvements armés de la région choisiront d’anticiper cette évolution ou s’ils attendront que les événements leur imposent leurs conditions.

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Par Paolo S.

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