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Iran : Mohammad Bagher Ghalibaf affirme qu’«Israël ne parviendra pas à dissocier notre résistance de celle du Liban»

(Roma, 14 juin 2026). Téhéran affiche sa «ligne rouge» : aucune rupture entre l’Iran et ses mandataires libanais ; Dans un message offensif, Mohammad Bagher Ghalibaf affirme qu’Israël ne pourra dissocier la «résistance» libanaise du soutien iranien et promet la poursuite de l’engagement de la République islamique aux côtés de ce que les enturbannés iraniens appellent «l’Axe de la Résistance»

Téhéran affirme son soutien au Liban

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, affirme que «le régime israélien ne parviendra pas à isoler la résistance libanaise de celle de l’Iran».

Un message de fermeté adressé à Israël

«Ils ne parviendront jamais à isoler et à frapper, un à un, les piliers de la Résistance. Le sacrifice et la lutte des courageux combattants libanais, conjugués à la diplomatie forte et autoritaire de la République islamique d’Iran, garantiront la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban bien-aimé et mettront fin aux dérives et à la politique de guerre du régime israélien. «Allez où vous voulez, nous continuerons d’aller avec vous», a écrit le négociateur en chef de Téhéran sur la plateforme X.

«Il s’agit d’un message qui s’inscrit dans la rhétorique habituelle de soutien affichée par l’Iran envers ses milices et mandataires régionaux et dans le contexte des tensions persistantes avec Israël», selon plusieurs analystes.

En filigrane, la bataille pour l’après-Hezbollah

Au-delà des déclarations de fermeté de Téhéran, plusieurs questions demeurent ouvertes. D’abord celle de la légitimité politique : ni l’Iran ni ses dirigeants enturbannés ne disposent d’un mandat institutionnel sur le dossier libanais ; leur implication relève d’un choix «stratégique» construit depuis plusieurs décennies autour du soutien à leurs alliés régionaux, au premier rang desquels le Hezbollah au Liban.

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Ensuite, l’équation libanaise elle-même pourrait évoluer. Si les autorités de Liban devaient confirmer ou renforcer une ligne visant à placer le Hezbollah en dehors du cadre légal de l’État (hypothèse qui continue d’alimenter le débat politique et institutionnel) se poserait alors la question des limites du soutien iranien à sa principale milice régionale : accompagnement politique, soutien diplomatique, maintien des réseaux d’influence ou redéfinition plus profonde de sa stratégie au Levant.

La position du principal acteur stratégique régional (Israël)

Tel-Aviv observe ce rapport de force avec un intérêt évident. Pour Israël, le dossier libanais reste étroitement lié au face-à-face avec Téhéran et aux discussions plus larges sur le nucléaire et la sécurité régionale. Dans ce contexte, l’éventuelle conclusion (ou l’échec) d’un futur accord entre l’Iran et les États-Unis pourrait redessiner les marges de manœuvre de chaque acteur. Mais à ce stade, entre négociations incertaines et rapports de force militaires, aucun scénario ne semble encore stabilisé.

Les autorités libanaises face au défi de la souveraineté

Dans ce contexte régional explosif, les autorités de Beyrouth restent au centre d’un équilibre particulièrement fragile. Entre pression sécuritaire, fractures politiques internes et influences extérieures, l’État libanais cherche à réaffirmer son autorité sur l’ensemble du territoire et sur le monopole de l’usage de la force, un sujet qui touche directement à la place du Hezbollah dans l’architecture politique et sécuritaire du pays.

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Pour le pays du Cèdre, affirme un officier libanais (Ret.) proche du dossier, l’enjeu dépasse désormais la seule confrontation entre Israël et l’Iran : il s’agit aussi de déterminer jusqu’où les institutions nationales peuvent reprendre l’initiative sans provoquer une nouvelle crise interne. Toute évolution du statut de la «milice de Dieu» aurait des conséquences directes sur les équilibres internes, le fonctionnement des institutions et les relations extérieures du pays.

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De plus, les détracteurs du Hezbollah affirment que ce mouvement n’est plus seulement un acteur armé ou politique, mais un système d’influence ayant progressivement pénétré une partie des rouages de l’État libanais au fil des décennies.

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Ses opposants l’accusent d’avoir consolidé des relais au sein des institutions administratives, sécuritaires et politiques, au point d’affaiblir l’autorité centrale et la capacité décisionnelle de l’État, en contribuant à brouiller la frontière entre appareil d’État, équilibres confessionnels et logique de puissance régionale.

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