«Le refus du Hezbollah de signer le cessez-le-feu avec Israël a été coordonné avec la République islamique d’Iran», comme le rapporte le journal Haaretz, citant une de ses sources libanaises proche du gouvernement de Beyrouth. Pour Téhéran, le cessez-le-feu au Liban est une condition à inclure dans l’accord entre l’Iran et les États-Unis.
Le Hezbollah n’acceptera donc aucune condition qui puisse être assimilée à une défaite. Par conséquent, selon la source, le groupe terroriste chiite libanais «n’annoncera pas son désarmement et n’acceptera pas de se retirer. Mais ce qui déterminera l’évolution de la situation sur le terrain, c’est de savoir si, dans un premier temps, les chefs militaires reçoivent l’ordre de ne pas attaquer les colonies israéliennes et si un accord sera conclu pour ne pas attaquer les forces armées israéliennes».
Pour le «Parti de Dieu», les combats ne prendront fin qu’avec la cessation de toutes les hostilités dans la région et le retrait de Tsahal du Pays des Cèdres. Il s’agit d’une condition difficile à accepter pour Tel-Aviv et Washington, engagés dans l’éradication des terroristes, tant au Liban qu’à Gaza, et dans la lutte contre l’accession de l’Iran à l’arme nucléaire, ce qui déstabiliserait l’ordre mondial tout entier.