(Rome, 12 juin 2026). Alors que des médias iraniens ont publié les contours d’un supposé mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran, Donald Trump dément catégoriquement l’existence des termes avancés et dénonce une opération de «fake news». En toile de fond : sanctions, sécurité régionale, redéfinition des équilibres au Moyen-Orient et de fortes tensions diplomatiques entre les deux pays
«Ce ne sont que des fake news» : par ces mots, le président américain Donald Trump tente d’endiguer la diffusion par les médias iraniens des détails du mémorandum d’entente que les deux pays auraient finalisé au cours de la nuit dernière. Sur sa plateforme «Truth», tel que rapporté par le journal «Il Tempo», le président a écrit : «Les termes que l’Iran a fait fuiter via des Fake News n’ont rien à voir avec ceux qui ont été convenus par écrit. Ce qu’ils ont dit, y compris leur faible et pitoyable déclaration concernant l’accord conclu, n’a aucun rapport avec la vérité. Ce sont des interlocuteurs déshonorants. Avec eux, il n’existe aucune bonne foi». Trump a ensuite lancé une mise en garde : «Ils ont intérêt à se dépêcher !».
Les quatorze points de l’accord présumé
L’accord en 14 points a fuité via les principales agences de presse iraniennes. Il prévoit notamment la levée des sanctions et le gel des avoirs iraniens, la réouverture du détroit d’Ormuz, l’engagement de Téhéran à ne pas se doter de l’arme nucléaire et le retrait des troupes américaines des pays frontaliers de l’Iran. En outre, un engagement en matière de reconstruction serait à l’étude, selon des modalités encore à définir avec les alliés de la Maison-Blanche.
Les médias libanais proches du Hezbollah avancent d’autres concessions
Cependant, des médias libanais proches du Hezbollah réaffirment la possibilité d’un retrait complet des forces israéliennes du Liban, d’un arrêt des démolitions de villages dans le sud du pays ainsi que d’un échange de prisonniers.
L’Iran, quant à lui, s’est engagé à cesser ses attaques contre les pays du Golfe. Le quotidien libanais Al-Akhbar affirme que cet accord est le fruit de négociations conduites par des représentants «au plus haut niveau» de l’administration Trump, avec la participation du Premier ministre qatari, Mohammed Ben Abdel-Rahman Al-Thani.
Donald Trump revendique une victoire diplomatique
Peu après ces révélations, le président Trump a déclaré avoir «mis fin à la guerre» et remporté «une victoire, même sans le soutien de l’Europe».
Des lectures politiques et des rivalités médiatiques
Dans la lecture de plusieurs experts régionaux, les «manœuvres» du régime des mollahs s’inscrivent dans une continuité diplomatique et médiatique, y compris lorsqu’un dossier aussi sensible qu’un éventuel accord international exigerait, selon eux, un traitement plus mesuré et strictement vérifié des informations diffusées.
Pour conclure, les médias libanais proches du Hezbollah (et ce n’est pas une première) sont régulièrement accusés de revendiquer des avancées politiques ou militaires en leur faveur, en les présentant comme des victoires diplomatiques réelles. Dans cette même lecture critique, ajoutent les mêmes experts, ces récits seraient souvent associés, directement ou indirectement, à des lignes politiques commandées depuis l’Iran au centre des dynamiques régionales impliquant Téhéran et son principal mandataire le Hezbollah.