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Face aux menaces de Trump évoquant de «possible recours à la force», Téhéran prépare son contre-plan

(Rome, 03 mai 2026). Donald Trump ravive les tensions avec l’Iran en n’excluant pas une reprise des opérations militaires et en exprimant de fortes réserves sur une nouvelle contre-proposition de Téhéran visant à apaiser le conflit

Donald Trump n’exclut toujours pas de reprendre les opérations militaires contre l’Iran. «S’ils se comportent mal, s’ils font quelque chose de mal, nous verrons. Mais c’est une possibilité tout à fait envisageable», a déclaré le président américain aux journalistes en Floride, cité par le journal «Il Tempo».

Entre-temps, Trump a indiqué qu’il étudiait une nouvelle proposition iranienne visant à mettre fin à la guerre, tout en se montrant sceptique quant à la possibilité d’un accord.
«Je vous en parlerai plus tard», a-t-il déclaré avant de monter à bord d’Air Force One. Peu après son échange avec la presse, Trump a publié un message sur les réseaux sociaux concernant cette nouvelle proposition, affirmant qu’il «ne peut imaginer qu’elle soit acceptable, étant donné qu’ils n’ont pas encore payé un prix suffisamment élevé pour ce qu’ils ont fait à l’humanité et au monde ces 47 dernières années».

La proposition de Téhéran en 14 points via le Pakistan

Deux agences de presse iraniennes semi-officielles, Tasnim et Fars, réputées proches des Gardiens de la révolution iraniens, ont rapporté que l’Iran avait transmis, via le Pakistan, une proposition en 14 points, en réponse à une proposition américaine en neuf points. Notons que le Pakistan a déjà accueilli des négociations entre l’Iran et les États-Unis. Trump a rejeté une précédente proposition iranienne cette semaine. Selon le portail Axios, le président américain a déclaré que de nouvelles frappes militaires restent possibles si l’Iran «se comportait mal».

  • Une nouvelle escalade verbale de Trump envers Téhéran

Donald Trump durcit encore le ton en laissant clairement entendre que des frappes militaires restent une option réelle si l’Iran «se comporte mal». Cette posture maintient une pression stratégique maximale sur Téhéran, où la diplomatie est constamment doublée d’une menace militaire explicite, rendant toute désescalade fragile et conditionnelle.

  • La contre-proposition iranienne : crédible ou illusoire ?

La proposition iranienne en 14 points, transmise via le Pakistan, s’inscrit dans une tentative de sortie de crise, mais sa portée reste largement contestée. Dans le climat actuel, elle a peu de chances d’être acceptée en l’état.

En effet, la méfiance internationale envers le régime iranien demeure structurelle, alimentée par des années de tensions, de confrontations régionales et de contentieux nucléaires. Dès lors, même une initiative diplomatique ambitieuse se heurte à une réalité politique dure : Téhéran peine à convaincre qu’il constitue un interlocuteur suffisamment fiable pour obtenir des concessions majeures.

Selon une source en lien avec le dossier iranien, «dans ces conditions, la proposition de Téhéran apparaît moins comme une solution immédiate que comme un test de rapport de force diplomatique, dont l’issue dépendra davantage de la pression américaine que de la seule volonté iranienne».

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