(Rome, 11 novembre 2024). Le prétendu appel téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine, mentionné par le Washington Post, mais démenti par le Kremlin, est devenu un mystère. Selon le journal, au cours de cet appel, qui a eu lieu au lendemain des élections américaines, Trump aurait exhorté le dirigeant russe à ne pas aggraver la guerre en Ukraine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes que l’article était «tout simplement faux», niant qu’il y ait eu un appel téléphonique, écrit le quotidien «Il Tempo».
Le Post, citant plusieurs personnes ayant eu connaissance de l’appel, rapporte que Trump avait rappelé à Poutine l’importante présence militaire américaine en Europe et s’était dit ouvert à de nouvelles conversations pour discuter de «la résolution de la guerre en Ukraine à court terme». Steven Cheung, directeur de la communication de Trump, n’a ni confirmé ni infirmé l’appel, affirmant à l’AFP qu’il «ne commente pas les appels privés entre le président Trump et d’autres dirigeants mondiaux». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est entretenu avec Trump mercredi lors d’un appel téléphonique en présence du milliardaire Elon Musk. Trump s’est également entretenu dimanche par téléphone avec le chancelier allemand Olaf Scholz et les deux hommes «ont convenu de travailler ensemble pour un retour à la paix en Europe».
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L’administration démocrate sortante du président Joe Biden a confirmé qu’elle enverrait autant d’aide que possible à l’Ukraine avant l’entrée en fonction de Donald Trump le 20 janvier 2025, et le conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a déclaré que la Maison Blanche visait à «placer l’Ukraine dans la position la plus forte possible sur le champ de bataille afin qu’elle puisse s’asseoir à la table des négociations dans la position la plus forte possible».
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Cela impliquerait l’utilisation des 6 milliards de dollars restants de financement disponible pour l’Ukraine, a ensuite déclaré Sullivan. Tout accord rapide sur la guerre exigerait que Kiev cède une partie du territoire occupé par les Russes, et Kiev, bien que confronté à une pénurie de soldats et à l’incertitude quant au soutien américain, s’y est fermement opposée. Selon Zelensky, céder un territoire ou satisfaire à d’autres exigences du Kremlin ne ferait qu’encourager Poutine à poursuivre son agression, un point de vue partagé par de nombreux alliés européens.