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La Russie «n’est pas indifférente» à la guerre en Iran et met en garde contre «force et diktats !»

(Rome, 24 mars 2026). Moscou affirme ne pas vouloir rester passive face au conflit impliquant l’Iran et se dit prêt à jouer un rôle de médiateur. Moscou appelle à privilégier l’unité régionale et le dialogue, tout en dénonçant le recours à la force et les pressions internationales, dans un contexte d’incertitude autour des négociations en cours entre Téhéran et Washington

La Russie est prête à participer aux efforts de médiation dans le conflit en cours au Moyen-Orient. «Moscou communique ses analyses et ses points de vue à Téhéran», a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, selon l’agence Ria Novosti.

D’après plusieurs médias, les pays actuellement en première ligne dans la médiation entre l’Iran et les États-Unis sont la Turquie, l’Égypte et surtout le Pakistan, rapporte l’agence italienne «AGI».

La Russie n’est pas indifférente

La Russie «n’est pas indifférente» à la situation entre l’Iran et ses voisins, a poursuivi Lavrov lors d’une réunion du conseil d’administration du Fonds Gorchakov pour la diplomatie publique.

L’unité des pays du Moyen-Orient

La Russie est convaincue que «seule l’unité des pays du Moyen-Orient sert les intérêts de la région, et non le recours à la force et aux diktats», a encore déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

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Il faisait probablement référence à l’ultimatum lancé à l’Iran par le président américain concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, ultimatum ensuite reporté par Donald Trump après l’annonce de prétendues négociations avec Téhéran.

Négociations entre les États-Unis et l’Iran

Commentant les informations faisant état d’une supposée reprise des négociations entre les États-Unis et l’Iran, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a expliqué que le Kremlin ne disposait pas d’informations objectives sur la reprise des contacts entre les deux pays, mais a souligné que Téhéran était ouvert aux négociations avant le début des hostilités.

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«Nous constatons une série de déclarations contradictoires de toutes parts, dont certaines se contredisant mutuellement. Nous ignorons la situation réelle», a-t-il déclaré aux journalistes.

Peskov a rappelé que la République islamique «avait confirmé cette ouverture dans les faits jusqu’au dernier moment, avant le déclenchement des hostilités, et ce, jusqu’au début de la première attaque contre l’Iran, en restant ouverte à la poursuite des négociations, qui se déroulaient avec un succès raisonnable».

Une position d’équilibre dans un contexte incertain

En se disant prête à faciliter le dialogue tout en dénonçant les pressions et l’escalade militaire, la Russie cherche à s’imposer comme un acteur diplomatique incontournable dans la région, estiment les analystes.

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Mais face aux déclarations contradictoires et au flou entourant d’éventuelles négociations entre l’Iran et les États-Unis, l’issue du conflit demeure incertaine et dépendra largement de la volonté des parties à renouer un dialogue crédible.

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