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Donald Trump hausse le ton : «si l’Iran tue des manifestants, les États-Unis interviendront»

(Rome, 02 janvier 2026). Alors que l’Iran est secoué par une vague de manifestations sur fond de crise économique aiguë, les tensions montent dangereusement sur la scène internationale. Les déclarations offensives de Donald Trump, menaçant d’une intervention américaine en cas de répression sanglante, ravivent le spectre d’une escalade majeure dans une région déjà hautement instable

« Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les États-Unis d’Amérique viendront à leur secours. Nous sommes prêts à intervenir. Merci de votre attention !», a ainsi déclaré le président américain Donald Trump, sur le réseau «Social Truth», rapporté par le quotidien «Il Tempo», à propos des manifestations en cours en Iran. Ces protestations ont éclaté à la suite de la grave crise économique que traverse le pays. Le président Massoud Pezeshyan s’est engagé à rencontrer les manifestants afin de tenter de réduire les tensions, alors que des milliers d’Iraniens continuent de descendre dans la rue.

«La crise actuelle met en évidence un déséquilibre structurel au cœur de la gouvernance iranienne», selon un expert italien bien au fait.

Pendant que le régime iranien consacre des ressources considérables pour entretenir ses bras armés à l’étranger (du Hezbollah aux Houthis), le peuple iranien, lui, s’enfonce dans la précarité. Privés de perspectives, écrasés par l’inflation, la répression et le chômage, des millions d’Iraniens voient les fonds qui devraient soulager leur quotidien être détournés vers des tentacules régionales au service d’une stratégie d’influence et de confrontation. Cette fracture entre les priorités du pouvoir et les besoins de la population alimente une colère profonde, révélant un régime plus soucieux de projeter sa force au-delà de ses frontières que de répondre à la détresse de son propre peuple.

Ce choix du régime des mollahs contribue à fragiliser davantage le contrat social, accentue la défiance populaire et alimente une contestation dont l’ampleur reflète l’écart croissant entre les priorités du régime et les attentes fondamentales de la société iranienne.

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