(Rome, 03 mars 2026). À la Maison-Blanche, Donald Trump et Friedrich Merz affichent une convergence stratégique face à l’Iran. Entre frappes militaires, dissuasion nucléaire européenne et tensions diplomatiques avec l’Espagne, la rencontre met en lumière un durcissement des positions occidentales et les risques d’une escalade internationale
Un front commun contre Téhéran
«Je suis vraiment ravi d’avoir l’occasion de parler ensemble en ces temps difficiles. Nous sommes sur la même longueur d’onde en ce qui concerne le fait de chasser cet horrible régime à Téhéran et nous parlerons du «jour d’après», de ce qui se passera une fois qu’il ne sera plus au pouvoir», a déclaré Friedrich Merz à la Maison-Blanche, comme le rapporte «Il Tempo».
L’Allemagne s’aligne sur Washington
Le chancelier allemand Friedrich Merz a rencontré aujourd’hui, 3 mars, le président des États-Unis Donald Trump à la Maison-Blanche. Berlin s’est dite préoccupée par les répercussions de la crise énergétique et espère une conclusion rapide du conflit.
L’Allemagne fait partie des huit pays ayant accepté la proposition française de «dissuasion avancée». Ce plan prévoit une augmentation, non précisée, du «nombre d’ogives nucléaires de l’arsenal de Paris», mises à la disposition des États membres participant au projet.
Les frappes américaines contre l’Iran
Lors de la rencontre, le magnat a dressé le bilan de la guerre, expliquant avoir frappé les capacités militaires et les bases de lancement iraniennes. Selon Washington, «l’Iran n’a plus de marine, ni d’aviation, ni de défense aérienne. Nous les avons détruites», a-t-il dit.
Tensions avec Madrid
Trump s’est ensuite tourné vers l’Espagne, qui a pris ses distances avec la position occidentale, condamnant l’intervention américano-israélienne contre les ayatollahs.
«Ils ont dit que nous ne pouvions pas utiliser leurs bases, mais si nous le voulons, nous pourrions simplement les survoler, et personne ne peut nous en empêcher. Mais nous ne le ferons pas», a déclaré le président américain, avant d’annoncer la rupture de tous les accords commerciaux avec le gouvernement «terrible» de Madrid.
Vers une escalade diplomatique et militaire
Cette rencontre consacre un rapprochement stratégique entre Washington et Berlin tout en accentuant les fractures au sein du camp occidental. Entre démonstration de force militaire, dissuasion nucléaire renforcée et tensions commerciales, la séquence laisse entrevoir une phase d’instabilité accrue sur les plans diplomatique et sécuritaire.