(Rome, 20 septembre 2026). Le Président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé ce dimanche s’être entretenu avec Donald Trump et avoir convenu d’une rencontre à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Les deux dirigeants doivent notamment évoquer les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre en Ukraine
Volodymyr Zelensky rencontrera Donald Trump à New York, une rencontre qui «pourrait changer la donne», a écrit le président ukrainien sur la plateforme X. «Ce fut une conversation importante», en évoquant leur échange, «et nous avons abordé de nombreux sujets. Nous avons convenu de nous rencontrer à New York, et cette rencontre pourrait changer la donne. Il y a une dynamique diplomatique», a-t-il ajouté, cité par le journal «Il Tempo».
Remerciements et discussions sur la paix et la sécurité
«J’ai remercié le Président pour la visite de Steve Witkoff et Jared Kushner à Kiev. Nous avons examiné en détail les points clés, et ils ont pu constater la situation en Ukraine de visu. La voie de la paix est notre priorité absolue. Nous avons des idées pour des étapes de désescalade et pour aborder les questions fondamentales de sécurité : la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire et la protection de la vie humaine. Nous travaillons de concert avec l’équipe américaine et sommes prêts à prendre des mesures concrètes», a-t-il affirmé
La nature de la rencontre Trump-Zelensky
La rencontre entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky prévue à New York intervient dans un contexte particulièrement tendu. Alors que les États-Unis cherchent, depuis longtemps, à relancer les discussions de paix après plusieurs mois de blocage, les frappes aériennes entre la Russie et l’Ukraine se sont multipliés. Dimanche 20 septembre, l’Ukraine a notamment revendiqué une importante attaque de drones contre Moscou et sa région, tandis que plusieurs régions ukrainiennes ont été frappées par les russes.
Après l’échange Trump-Zelensky, ce dernier, comme susmentionné, dit avoir évoqué des «idées» concernant des mesures de désescalade, notamment autour de la sécurité énergétique, de la sécurité alimentaire et de la protection des populations. Selon les experts, l’Ukraine cherche à renforcer sa défense antiaérienne, alors que les missiles et drones russes continuent de frapper le territoire ukrainien. Zelensky avait déjà indiqué que l’obtention de nouveaux intercepteurs américains, notamment pour la défense contre les missiles balistiques, devait figurer parmi les priorités de ses discussions avec Trump. Une rencontre qui doit permettre de mesurer jusqu’où Washington est prête à pousser sa médiation entre les deux pays en conflit. Les émissaires de Trump, Witkoff et Kushner, se sont rendus à Moscou puis à Kiev début septembre afin de tenter de remettre les négociations sur les rails. Selon la bibliothèque de la Chambre des communes britannique, ces démarches constituent une nouvelle tentative américaine visant à relancer un processus diplomatique qui avait marqué le pas depuis plusieurs mois.
La presse internationale affirme que la principale inconnue demeure toutefois la capacité de cette diplomatie à produire des engagements concrets sur le terrain. Car au moment même où Zelensky et Trump annoncent leur prochaine rencontre, la guerre aérienne atteint un niveau d’intensité accru. La multiplication des attaques à longue portée donne à leur rendez-vous une dimension particulière : il s’agira non seulement de discuter d’un éventuel accord de paix, mais aussi de déterminer si une première étape vers une baisse des frappes peut être obtenue. Les déclarations de Zelensky sur une possible «dynamique diplomatique» restent, à ce stade, à traduire en mesures concrètes.
Pour conclure, les observateurs spéculent sur la possibilité que Trump, connu pour son approche transactionnelle, propose un plan de paix «à l’américaine», combinant des pressions sur l’Ukraine ; des garanties de sécurité pour Kiev et des leviers sur la Russie. Cette rencontre pourrait-elle marquer un tournant, ou ne sera-t-elle qu’un coup de communication dans une guerre devenue sans fin ?
Par Paolo S. (Roma)