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Trump reçoit Netanyahu lundi et mise sur l’Alaska et le Texas pour remplacer Ormuz

(Rome, 15 juillet 2026). À quelques jours d’une rencontre attendue entre Trump et Netanyahu à la Maison-Blanche, le président américain a évoqué de nouvelles options énergétiques visant à réduire la dépendance au détroit d’Ormuz. Sur fond de tensions persistantes avec l’Iran et de recomposition diplomatique au Moyen-Orient, Washington mise sur le développement d’infrastructures pétrolières au Texas et en Alaska comme alternatives stratégiques

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu devrait rencontrer le président américain Donald Trump à la Maison Blanche lundi prochain. C’est ce qu’indiquent les médias israéliens, citant des sources locales. Un responsable israélien a précisé que, le lendemain de sa rencontre avec Trump, Netanyahu assisterait à une cérémonie en hommage au sénateur Lindsey Graham, décédé samedi dernier. La famille du sénateur républicain n’a pas encore communiqué la date des funérailles ni d’éventuelles cérémonies commémoratives. Selon le site «Walla», Netanyahu souhaite rencontrer Trump avant la visite du Président libanais Joseph Aoun, attendu à la Maison Blanche le mardi 21 juillet. Le président libanais a, pour sa part, refusé de rencontrer le Premier ministre israélien tant que les troupes de Tsahal resteraient présentes au Liban, rapporte le quotidien italien «Il Tempo».

Donald Trump évoque des alternatives au détroit d’Ormuz

Par ailleurs, le président américain a évoqué les oléoducs du Texas et de l’Alaska comme une alternative potentielle au détroit d’Ormuz, affirmant que ce couloir maritime est «ouvert à ceux qui souhaitent le traverser», tout en réitérant qu’il demeurait fermé à l’Iran.

Dans une interview accordée à «Fox News», Trump a été interrogé sur la chute brutale du trafic maritime dans le détroit. Selon les données de suivi des navires, seuls dix navires de commerce l’ont traversé lundi (soit moins de 10 % du volume habituel). Cette diminution est due à l’escalade militaire entre Washington et Téhéran.

«Le passage est ouvert si les gens veulent l’emprunter. Nous ne l’ouvrons pas pour l’Iran. Il est fermé à l’Iran, aussi bien à l’entrée qu’à la sortie. Mais pour le reste, il est désormais ouvert», a déclaré le président américain.

Des investissements énergétiques pour réduire la dépendance

Donald Trump a ensuite fait valoir que de nouveaux investissements dans les infrastructures énergétiques américaines permettraient de réduire la dépendance au détroit d’Ormuz. «Beaucoup de choses se sont passées ces derniers mois. Des oléoducs sont en construction. Nous développons d’excellentes alternatives, notamment au Texas et en Alaska», a-t-il affirmé.

Une stratégie énergétique aux implications géopolitiques

Au-delà de la séquence diplomatique entre Washington et Jérusalem, les déclarations de Donald Trump traduisent une ambition plus large : réduire la vulnérabilité stratégique des États-Unis et de leurs partenaires face aux principaux points de passage du commerce mondial des hydrocarbures. En mettant en avant le développement des infrastructures pétrolières du Texas et de l’Alaska, Trump défend une vision fondée sur le renforcement des capacités énergétiques nationales afin d’atténuer l’importance du détroit d’Ormuz, l’un des corridors maritimes les plus sensibles de la planète.

Reste que cette alternative, si elle s’inscrit dans une stratégie de long terme, ne saurait se substituer au rôle central du détroit dans l’approvisionnement énergétique mondial, notamment à court terme. Les déclarations de Donald Trump illustrent ainsi la volonté de Washington de conjuguer sécurité énergétique, autonomie stratégique et rapport de force géopolitique, dans un contexte où chaque tension au Moyen-Orient continue d’avoir des répercussions bien au-delà de la zone.

Par Léa P.

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