(Rome, 31 mai 2026). Le président Trump souhaite renforcer les garanties prévues dans le futur accord avec l’Iran. Il réclame des engagements plus précis sur le devenir du programme nucléaire iranien ainsi que sur la liberté de navigation dans le détroit stratégique d’Ormuz. Selon plusieurs sources citées par Axios, Washington se dit prêt à prolonger les négociations afin d’obtenir les concessions jugées indispensables par la Maison Blanche
Le président américain Donald Trump souhaite apporter plusieurs amendements au projet d’accord de paix en cours de négociation avec l’Iran. Parmi les points jugés prioritaires figurent le traitement du matériel nucléaire encore présent sur le territoire iranien ainsi que les conditions de circulation maritime via le détroit d’Ormuz. Selon le portail «Axios», qui cite un haut responsable de l’administration américaine et une autre source américaine au fait du dossier, la Maison-Blanche envisage une nouvelle phase d’échanges de propositions qui pourrait durer plusieurs jours, voire plus, comme le rapporte Angela Bruni dans «Il Tempo».
Le dossier nucléaire au cœur des discussions
A ce stade, le mémorandum d’entente actuel comprend l’engagement de l’Iran à ne pas acquérir d’armes nucléaires, sans toutefois préciser les modalités concrètes de mise en œuvre. Le texte accorderait une période de 60 jours pour négocier les obligations nucléaires de l’Iran et l’élimination d’un stock d’uranium enrichi, qui serait toujours présent dans le pays. Selon plusieurs estimations, ce matériel aurait été enfoui sous terre après les frappes américaines menées en juin dernier. D’après les informations rapportées par «Axios», Donald Trump souhaite que cette partie de l’accord soit complétée par des dispositions plus précises, notamment «concernant les modalités de récupération de ce matériel par les États-Unis et le calendrier de cette opération».
La libre circulation dans le détroit d’Ormuz exigée
Par ailleurs, des modifications seraient demandées concernant la réouverture complète du détroit d’Ormuz à la navigation. La Maison Blanche plaide pour la libre circulation de tous, sans droits de douane ni restrictions particulières. Le détroit d’Ormuz constitue une voie stratégique majeure pour le commerce mondial : environ 20 % du pétrole transporté dans le monde y transite, ainsi que d’importants volumes de gaz combustible et d’engrais.
«Le président n’est pas pressé»
«Un accord sera trouvé», a assuré l’une des sources citées. «Reste à savoir quand il se concrétisera. Nous sommes prêts à attendre afin que le président obtienne satisfaction. Cela pourrait prendre une semaine, voire moins ou plus. Nous espérons disposer d’un texte dès le début de la semaine prochaine». Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a pour sa part déclaré que «le président n’est pas pressé», laissant entendre que l’administration américaine privilégie l’obtention de garanties supplémentaires plutôt qu’une conclusion rapide des négociations.
- Un rapport de force assumé
Au-delà des aspects techniques du dossier nucléaire et de la navigation dans le détroit d’Ormuz, la position de Donald Trump traduit une volonté de négocier en position de force. En affichant sa disponibilité à prolonger les discussions, Washington cherche à obtenir des garanties supplémentaires tout en maintenant la pression sur Téhéran, dans l’espoir de conclure un accord plus contraignant et durable.