(Rome, 25 avril 2026). Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, se dit prêt à rencontrer son homologue russe, Vladimir Putin, en Azerbaïdjan afin de relancer des négociations de paix, après l’échec récent des efforts diplomatiques menés par les États-Unis. L’annonce fait suite à une rencontre avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev
Le contexte de l’annonce
Le président ukrainien Zelensky a déclaré être prêt à rencontrer Vladimir Poutine en Azerbaïdjan afin de favoriser la fin de la guerre, alors que les pourparlers diplomatiques menés par les États-Unis ont stagné ces dernières semaines, rapporte la chaine italienne «TG LA7».
Ouverture à des négociations
Kiev serait prête à participer à des pourparlers trilatéraux. Cette annonce fait suite à une rencontre, survenue hier, avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, selon l’agence de presse «Ukrinform».
Les déclarations du président ukrainien
«Nous sommes tout à fait prêts pour les prochains pourparlers en Azerbaïdjan, à condition que la Russie soit disposée à la diplomatie», a déclaré le président ukrainien, soulignant l’importance de sa première visite dans le Caucase du Sud depuis le début du conflit.
Relations bilatérales et coopération
Le président ukrainien a souligné qu’il s’agissait de sa première visite en Azerbaïdjan et de sa septième rencontre avec le président Aliyev en un peu plus de quatre ans, insistant sur le fait que les relations bilatérales sont «à un très haut niveau». «Aujourd’hui, l’Ukraine et l’Azerbaïdjan ont signé six documents dans divers domaines», a ajouté Zelensky, précisant qu’une attention particulière avait été portée au secteur militaro-industriel. Zelensky a enfin remercié l’Azerbaïdjan pour les onze programmes d’aide énergétique fournis.
La réaction de Moscou
Le Kremlin a rejeté l’idée d’une rencontre entre les dirigeants ailleurs qu’à Moscou.
La position de Kiev
En réponse, Kiev a déclaré que Zelensky était prêt à rencontrer Poutine dans n’importe quel pays, à l’exception de la Russie et de la Biélorussie, ce dernier ayant soutenu la guerre.
Conclusion : une ouverture fragile mais stratégique
La proposition de rencontre formulée par Volodymyr Zelensky illustre une volonté affichée de relancer le dialogue diplomatique, malgré un contexte toujours marqué par une forte méfiance entre Ukraine et Russie. En se déclarant prêt à discuter en Azerbaïdjan, mais en excluant toute rencontre sur le territoire russe ou biélorusse, Kiev tente de poser un cadre qu’elle juge plus équilibré et sécurisé pour d’éventuelles négociations.
Cependant, le refus du Kremlin d’envisager un autre lieu que Moscou met en évidence l’ampleur des divergences persistantes entre les deux parties. Cette opposition sur des questions de forme révèle en réalité des désaccords plus profonds sur le fond du conflit et les conditions d’une paix durable.
Dans ce contexte, estime un observateur européen, l’initiative ukrainienne apparaît autant comme un signal diplomatique adressé à la communauté internationale, notamment aux États-Unis, que comme une tentative concrète de débloquer une situation figée. Reste à savoir si cette ouverture pourra se traduire en avancées réelles ou si elle restera, à court terme, un geste symbolique dans un conflit toujours sans issue claire.