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Un second navire de guerre russe en feu

(Rome, Paris, 06 mai 2022). La flotte russe de la mer Noire pourrait perdre un autre navire, la frégate Makarov, qui selon certaines rumeurs serait en feu devant Odessa. Pendant ce temps, des informations circulent sur la manière dont les services de renseignement occidentaux aident l’Ukraine quant aux cibles maritimes

Pas plus tard que ce matin, un article a été publié dans Forbes suggérant qu’après le naufrage du croiseur « Moskva », la prochaine cible que l’Ukraine pourrait viser serait la frégate lance-missiles « Admiral Makarov », l’une des trois dernières unités de combat de la flotte de la mer Noire, comme rapporté par Emanuele Rossi dans les colonnes du média italien «Formiche». Au moment de la rédaction de cet article, des informations commencent à circuler sur la possibilité que cette frégate russe soit en feu au large de l’île des Serpents près d’Odessa.
Aucune confirmation officielle n’est disponible en ce vendredi midi. L’état-major russe a dit «ne pas être courant». Toutefois, l’Ukraine a bien ajouté, ce jour, un navire à la liste des matériels russes détruits que ses armées publient chaque jour (passant de 10 à 11 navires). En off, des sources militaires ukrainiennes ont aussi confirmé un tir de missiles contre la frégate, note le journal français «Ouest-France», ajoutant que «si une frappe réussie contre la frégate est confirmée, ce sera le deuxième navire de fort tonnage que la marine russe aura perdu en mer Noire depuis la fin février. Les festivités du 9-Mai, fête de la Victoire de 1945, risquent d’être un peu gâchées».
Mais, s’il ne s’agissait pas d’un accident, cela aurait pu être les missiles ukrainiens Neptune qui ont touché le navire, comme ce fut le cas pour le vaisseau amiral Moskva, ou il aurait pu être touché par des drones, comme cela s’est déjà produit pour les deux patrouilleurs de classe Raptor dans cette même étendue de mer.

Aujourd’hui également, selon nos sources, les États-Unis ont fourni des renseignements qui ont aidé les forces ukrainiennes à localiser et à frapper le navire amiral de la flotte russe de la mer Noire, le mois dernier. Il s’agit du troisième chapitre d’une série qui a commencé avec le chef du Pentagone et celui de l’état-major interarmées ayant publiquement expliqué aux membres du Congrès le niveau de qualité des informations recueillies sur la Russie depuis les lignes de front par les services secrets américains, et s’est poursuivie avec la publication d’indications sur l’aide apportée (par le biais de l’espionnage) au repérage anticipé des mouvements russes et des mouvements des généraux.

Il est clair qu’un plan de communication est en cours pour faire savoir à Moscou que chaque mouvement est contrôlé et parfois anticipé. Ce plan sert probablement à envoyer un message d’avertissement sur les éventuelles décisions à venir du Kremlin. Washington indique à Moscou que les États-Unis et l’OTAN sont derrière Kiev. Il s’agit d’un jeu d’équilibre, car l’administration Biden veut éviter de montrer publiquement un niveau d’implication trop élevé et ne pas être perçu comme agent provocateur, ne voulant pas laisser de place à la rhétorique de la guerre par procuration avec laquelle le Kremlin tente de justifier l’invasion de l’Ukraine en invoquant une défense extrême provoquée par l’agressivité de l’OTAN, ajoute Emanuele Rossi.

Les États-Unis recueillent constamment des informations sur les mouvements russes. La mer Noire est pilonnée par des missions de police du ciel telles que les avions P-8 Poseidon qui décollent de Sigonella (l’un d’eux a pilonné le bassin aux heures du naufrage du Moskva, le 13 avril). Dans le jargon technique, cela s’appelle du renseignement en temps réel : les Américains (et l’OTAN) fournissent des informations immédiates sur les mouvements russes, puis Kiev décide comment agir. Il en va de même pour les généraux tués : les États-Unis, grâce à divers types d’informations interceptées, savent où ils se trouvent presque en temps réel ; L’Ukraine décide alors si et comment les frapper. Une dizaine d’entre eux auraient été tués, l’officier le plus haut gradé des forces armées russes, le général Valery Gerasimov, a échappé moins d’une heure d’un bombardement du centre de commandement d’Izium où il se trouvait.

Comme pour les officiers, le naufrage du Moskva et celui d’autres navires russes témoignent des faiblesses organisationnelles et opérationnelles de la Russie. L’armée russe avait longtemps débattu de l’opportunité de retirer le Moskva, car il s’agissait d’un vieux croiseur soviétique qui avait désespérément besoin d’être modernisé. Mais en raison d’une pénurie de croiseurs et de destroyers, il a finalement été décidé d’étendre son service, et ce sont les canons Moskva qui ont tiré sur l’île aux serpents en Ukraine dans les premiers jours de la guerre. Cependant, les failles sont apparues.
A lire : l’attaque de l’île des Serpents
L’équipage du Moskva était « aveugle et non préparé à l’attaque aux missiles ukrainiens » qui a coulé le vaisseau amiral russe, selon une nouvelle analyse de l’attaque du 13 avril, examinée par le site technologique «USNI News». L’examen des images après l’attaque des deux missiles anti-navires Neptune par l’analyste naval open source et capitaine de marine à la retraite Chris Carlson, a permis d’évaluer que le croiseur n’avait pas ses radars activés et ne pouvait pas voir la menace des deux armes. L’intelligence est importante, mais par contre, il y a des techniques qui émergent au fur et à mesure.

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