(Rome, Paris, 12 décembre 2021). Cette information a été confirmé hier soir par le ministère grec de la Défense
La décision du gouvernement grec d’acheter trois frégates françaises Belharra est définitive. Cela a été confirmé hier soir par le ministère grec de la Défense dans un communiqué publié par le quotidien athénien « Kathimerini » et rapporté par l’agence italienne «Nova News». Le ministre a ajouté que les négociations pour l’achat des navires militaires français, d’une valeur d’environ 3 milliards d’euros (3,51 milliards de dollars), seront bientôt conclues afin que l’accord puisse être ratifié au Parlement.
Hier, le ministère français des Armées a réaffirmé que l’accord pour la vente de trois frégates françaises à la Grèce « vient d’être signé », estimant nulle et non avenue l’offre concurrente soumise par les Etats-Unis.
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Moins de trois mois après la conclusion de l’alliance de défense entre l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis (Aukus), le Pentagone a annoncé la vente éventuelle de quatre frégates de combat de Surface Multi-Mission (MMSC) à la Grèce, après la signature d’un accord entre Paris et Athènes portant le même nombre d’unités navales militaires. « Depuis que nous avons discuté avec les Grecs, l’offre américaine n’est plus sur la table. De plus, nous avons également signé le contrat avec les Grecs. Il a été signé il y a quelques jours », a confirmé le ministère des Armées repris par le journal «Le Figaro» et cité par Nova. « Les Américains nous ont prévenus que cette annonce serait faite », a ajouté le ministère français des Armées. « Ils nous ont écrit, ils nous ont dit « pour nos bonnes relations, suite au problème (Aukus), on vous prévient »», a-t-il poursuivi. « Il n’y a aucune volonté (de leur part) d’aller plus loin », a déclaré la même source à Paris. « Ce qui s’est passé n’est que le résultat d’un processus administratif (d’appel d’offres) qui a apparemment été compliqué pour eux de l’arrêter d’un point de vue administratif », a ajouté le ministère. Selon l’accord franco-grec, annoncé le 28 septembre à Paris par le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, trois frégates de défense et d’intervention de type Belharra seront construites en France par Naval Group, à Lorient, pour être livrées à la Marine nationale d’Athènes en 2025 et 2026. L’accord porte également sur la fourniture facultative d’une quatrième frégate.
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Le département d’État américain a approuvé la vente potentielle de quatre frégates multi-missions de combat de surface (MMSC) pour 6,9 milliards de dollars à la Grèce ainsi qu’un programme de mise à niveau des navires appartenant à la marine grecque d’une valeur de 2,5 milliards de dollars, ajoute «Nova». Le Pentagone l’a annoncé vendredi, précisant que la vente proposée comprendrait également des missiles, des sonars, des armes, des pièces de rechange et le support technique associé. Lockheed Martin serait le maître d’œuvre des navires. Le département d’État a également approuvé une vente potentielle de 2,5 milliards de dollars de systèmes de mise à niveau et de modernisation pour quatre navires grecs de la classe Meko. Le package potentiel comprend des kits de mise à niveau des missiles Phalanx pour la protection des missiles de croisière, des systèmes de lancement de missiles guidés MK 49, un nouveau sonar et un support. Raytheon Technologies, Lockheed et Bae Systems seraient les premiers contractants pour une telle vente, a déclaré le Pentagone.