(Rome, 17 février 2026). Ce qui devait être une manifestation politique s’est transformée en drame. À Lyon, Quentin Deranque, 23 ans, a succombé à ses blessures après une violente rixe opposant extrême droite et extrême gauche. L’enquête pour homicide volontaire a déjà conduit à l’interpellation de sept personnes, dont un assistant parlementaire d’un député de La France Insoumise (LFI), proche de Jean-Luc Mélenchon
Informations importantes sur le meurtre de Quentin Deranque. Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour homicide concernant le décès du jeune homme de 23 ans, mort des suites d’une grave blessure à la tête, écrit Massimo Balsamo dans le quotidien italien «Il Giornale». Selon la chaine BFMTV, la police française a procédé à l’interpellation de sept personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’attaque. Parmi les personnes interpellées figurent Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire du député Raphaël Arnault (La France Insoumise-LFI) ; Adrian Besseyre, présenté comme membre du mouvement Jeune Garde et proche du député, et Robin Chalendard. Ces sept individus seraient liés à l’extrême gauche. De plus, certains d’entre eux sont fichés «S», un signalement réservé aux profiles considérés comme présentant un risque pour la sécurité publique.
Les faits
L’agression a eu lieu en marge d’une manifestation d’extrême droite organisée contre la visite de l’eurodéputée Rima Hassan (LFI) à Sciences Po Lyon la semaine dernière.
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Selon les premiers éléments, Deranque a été frappé par au moins six personnes. Le collectif d’extrême droite Némésis a affirmé que Deranque participait à la manifestation pour assurer la protection de ses membres. «Nos militants ont été agressés par des étudiants de Sciences Po et par des jeunes femmes de la Jeune Garde», a déclaré au Figaro Alice Cordier, présidente de Némésis.
Témoignages visant Jacques-Élie Favrot
Selon les informations disponibles, la présence de l’assistant parlementaire à proximité immédiate du lieu de l’attaque diffusé par la chaine «TF1» aurait été confirmée par les témoignages d’au moins deux personnes proches du collectif Némésis. Il convient de noter que Jacques-Élie Favrot, par l’intermédiaire de son avocat Bertrand Sayn, a toutefois «formellement nié toute responsabilité dans cette tragédie». L’avocat a également affirmé que son client reçoit «des menaces de mort de l’extrême droite en France et en Europe», et annonce le «dépôt de plaintes pour diffamation contre toute personne l’accusant d’être impliqué dans la mort de Quentin Deranque».
Condamnation de Mélenchon
Pour Jean-Luc Mélenchon, dirigeant de la gauche radicale française (LFI), les agresseurs de Deranque «se sont déshonorés» : «Quelles que soient les opinions de ses parents, rien ne justifie de leur rendre un fils mort». Cet après-midi, une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale en mémoire de la jeune victime. Une marche commémorative est prévue samedi à Lyon.
Une réalité préoccupante : la violence
Au-delà des responsabilités individuelles, ce drame rappelle une réalité préoccupante : la violence politique prospère aux marges idéologiques. «Les extrémistes de gauche, comme ceux de droite», selon les commentateurs, «alimentent un climat de confrontation qui ne peut mener qu’à l’irréparable. Aucune cause, aucun mot d’ordre militant ne saurait justifier qu’un jeune homme perde la vie».
«Dans une société fondée sur le débat et l’État de droit, la violence politique n’est pas une opinion : c’est une faute. Il appartient désormais aux autorités, mais aussi aux responsables publics, de réaffirmer clairement que la haine militante ne peut dicter l’avenir de la France ni celui de l’Europe», ajoutent les commentateurs.