(Rome, 15 février 2026). Téhéran se dit prêt à faire des compromis avec les États-Unis pour parvenir à un accord sur son programme nucléaire, à condition d’obtenir un allègement des sanctions. De nouveaux pourparlers doivent se tenir à Genève sous médiation omanaise
L’Iran est prêt à discuter de compromis afin de parvenir à un accord sur son programme nucléaire avec les États-Unis, si Washington se montre disposé à parler de la levée des sanctions, a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi.
«L’Iran est prêt à envisager des compromis pour parvenir à un accord sur le nucléaire avec les États-Unis, si ces derniers sont disposés à envisager la levée des sanctions», a déclaré un ministre iranien à la BBC, selon la chaine «Sky Tg24». Les responsables américains ont souligné à plusieurs reprises que c’est l’Iran qui entrave les progrès dans ce long processus de négociation, et non les États-Unis.
La Suisse a pour sa part annoncé que des pourparlers entre les deux pays se tiendront sous l’égide d’Oman à Genève la semaine prochaine, Washington faisant pression sur Téhéran pour qu’il parvienne à un accord visant à limiter son programme nucléaire.
Pression économique interne et isolement diplomatique
Pour plusieurs experts occidentaux, ce changement de ton s’expliquerait autant par la pression économique intérieure que par l’isolement diplomatique croissant du pays et la crainte d’une escalade régionale. D’autres y voient une manœuvre tactique destinée à gagner du temps ou à obtenir un allègement rapide des sanctions sans concessions majeures. Reste à savoir si ce recul apparent débouchera sur un véritable accord ou s’il ne s’agit que d’un épisode supplémentaire dans un long bras de fer diplomatique.
Un tournant diplomatique inattendu
Ces derniers jours, la reprise annoncée des discussions indirectes à Genève et les déclarations plus conciliantes venues de Téhéran ont surpris de nombreux analystes, alors que le dialogue sur le nucléaire semblait au point mort depuis des mois. L’ouverture affichée par les autorités iraniennes, «prêtes à envisager des compromis et à négocier la levée progressive des sanctions», tranche avec la rhétorique plus ferme adoptée ces dernières années par les autorités de Téhéran à l’égard des États-Unis et des négociations sur le nucléaire.