(Rome, 29 août 2025). L’arrestation aux Pays-Bas d’un ressortissant turc, affilié à l’État islamique Khorāsān (EI-K) et extradé en Italie, soulève des interrogations après la découverte d’une arme chargée à Trieste, à la veille d’une visite du Pape François. Les enquêteurs cherchent à établir un lien entre ces événements. Cette arrestation soulève une unique question : que faisait une arme prête à l’emploi dans une gare de Trieste, à la veille d’un déplacement du pape François ?
Un présumé terroriste affilié à l’Etat islamique Khorāsān (EI-K) a été arrêté et extradé en l’Italie. L’homme serait lié à une arme découverte à la gare de Trieste le 6 juillet 2024. Selon les informations disponibles, l’arme aurait été laissée dans une valise «abandonnée» avant d’être récupérée plus tard. Le lendemain, 7 juillet, le Pape François se trouvait dans la ville frioulane à l’occasion de la clôture de la 50e Semaine sociale catholique en Italie. Selon le journal «Il Piccolo», les enquêteurs ont établi un lien entre les deux événements, comme le rapporte la chaine «Tgcom24».
Le terroriste présumé, Hassan Ouzun, un ressortissant turc âgé de 46 ans, qui serait lié à un groupe affilié à la cellule Khorāsān de Daech (EI-K), a ensuite été arrêté par Interpol aux Pays-Bas, puis extradé en Italie. Après son extradition, l’homme a d’abord été incarcéré à Milan, avant d’être transféré à la prison de Trieste, où il est toujours détenu en régime d’isolement.
Les enquêteurs soupçonnent Ouzun d’avoir joué un rôle direct dans l’affaire de l’arme, en la déposant lui-même à la gare. On ignore toutefois si son identification a été réalisée grâce aux images de vidéosurveillance ou à d’autres sources de renseignements. L’arme en question, un pistolet Luger calibre 9 mm, a été retrouvée avec son chargeur et 14 cartouches prêtes à l’emploi.
L’affaire réveille le spectre de l’attentat contre Jean-Paul II en 1981, lui aussi ciblé par un tireur d’origine turque. Selon une source proche du Saint-Siège, cette affaire «rappelle tragiquement l’attentat contre le Pape Jean-Paul II, le 13 mai 1981, lorsqu’Ali Agça, un extrémiste turc, tira sur le Pape place Saint-Pierre». Plus de quarante ans après, «la sécurité du Souverain Pontife reste un enjeu majeur face aux menaces terroristes», ajoute notre source.