(Roma, 26 octobre 2026). La fermeté de la Jordanie doit inspirer d’autres pays laxistes. Moins de trois jours après l’attaque meurtrière qui a frappé une église de Hammoud (Al-Karak, au sud du royaume), faisant selon le dernier bilan neuf morts et plusieurs dizaines de blessés, Amman annonce l’arrestation des trois assaillants après un violent accrochage
L’attaque terroriste d’un office funéraire, vendredi 23 octobre, dans une église du sud de la Jordanie, a fait au moins neuf morts et 25 blessés dont certains sont encore dans un état grave. Les Jordaniens, y compris la propre tribu des assaillants, ont dénoncé l’attaque. Les tribus jordaniennes, les personnalités publiques et les syndicats du Royaume ont condamné à l’unanimité l’attaque qui «ne saurait entamer l’unité et la fraternité des Jordaniens, ni leur conscience civique».
Le Roi Abdallah II, vêtu de l’uniforme militaire, s’est rendu au chevet des blessés et a promis de punir les assaillants et tous ceux qui les ont influencés pour commettre ce massacre. Dans la presse arabe, en se présentant à l’hôpital en treillis militaire, le souverain voulait envoyer un message à ses concitoyens pour leur dire que «l’heure est grave».


Abdallah II a promis d’arrêter et de sanctionner les terroristes. C’est chose faite. Identifiés, les terroristes ont été localisés dans un bâtiment abandonné, dans la province d’al-Karak. Lundi 26 octobre à l’aube, les forces spéciales les ont encerclés. Refusant de se rendre, les terroristes ont ouvert le feu, provoquant un violent accrochage durant près de trois heures. Blessés lors des échanges de tirs, les trois terroristes ont été arrêtés. Les forces de l’ordre ne déplorent aucune perte humaine.
La fermeté et la rapidité des autorités jordaniennes contraste avec le laxisme d’autres pays qui tolèrent la prolifération des groupes armés et cherchent la compromission avec eux. Le Roi Abdallah a qualifié les terroristes et les idéaux qu’ils représentent de «Khawarej» (ceux qui ont quitté l’islam authentique), promettant de les exterminer. En adoptant cette fermeté, Abdallah II rappelle la fermeté de son père, le Roi Hussein, qui n’a pas hésité à frapper d’une main de fer les Palestiniens qui cherchaient à faire du Royaume leur pays par substitution, et ce fut le septembre noir de 1970. Il a ainsi sauvé son trône, son pays et son peuple. Combien de pays doivent aujourd’hui s’inspirer de l’exemple jordanien et sévir sans tarder contre les groupuscules et les idées qui les menacent ?
Par Paolo S. (Roma)