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France-présidentielle : selon un sondage, Édouard Philippe battrait Jordan Bardella au second tour

(Rome, 31 mars 2026). Un duel encore incertain se dessine pour 2027 : longtemps donné perdant, Édouard Philippe repasse en tête face à Jordan Bardella au second tour, selon plusieurs sondages récents qui confirment une dynamique en sa faveur. Le chef du parti Horizons et maire du Havre est crédité de 52 % des voix face au président du Rassemblement national (RN)

Au second tour de l’élection présidentielle française de 2027, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, désormais chef du parti Horizons et maire du Havre, serait donné vainqueur avec 52 % des suffrages face à Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), qui stagne à 48 %. C’est ce que révèle un sondage Odoxa-Mascaret pour la chaîne de télévision «Public Sénat», comme le rapporte l’agence italienne «Nova News».

Une dynamique inversée par rapport aux précédentes enquêtes

Le même sondage, publié en novembre dernier, donnait au contraire Bardella en tête avec 53 %, contre 47 % pour Philippe. D’après ce nouveau sondage, Bardella arriverait en tête au premier tour, avec 34 à 38 % des intentions de vote, tandis que Philippe serait distancé de 13 points.

D’autres sondages confirment un duel serré

Un autre sondage, réalisé par l’institut Elabe et publié samedi dernier par la chaîne française BFMTV, crédite Edouard Philippe de 51,5 % des voix, contre 48,5 % pour Jordan Bardella.

Une expérience rassurante face à un choix clivant

Dans ce duel hypothétique, la progression d’Édouard Philippe semble s’appuyer sur une image de sérieux, d’expérience et de capacité à gouverner, perçue comme rassurante par une partie de l’électorat. À l’inverse, malgré sa dynamique au premier tour, Jordan Bardella et le Rassemblement national continuent de susciter des réticences liées à leur positionnement jugé clivant ou marqué par une tradition d’extrémisme.

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Ainsi, contre les attentes de certains observateurs optimistes pour le RN, ces sondages suggèrent qu’au moment décisif, une majorité de Français pourrait privilégier le professionnalisme et l’expérience gouvernementale, au détriment d’une offre politique perçue comme plus risquée.

Un héritage politique lourd et des controverses persistantes

L’histoire du Front national (FN), devenu Rassemblement national (RN), continue de peser sur sa capacité à convaincre une majorité d’électeurs en vue de l’accession au Palais de l’Élysée. Malgré les efforts de normalisation engagés ces dernières années, le mouvement reste associé, pour une partie importante de l’opinion, à une tradition politique controversée.

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Par ailleurs, certaines affaires ayant marqué son parcours, notamment les débats autour de financements étrangers (en particulier liés à des établissements russes) ainsi que des accusations de détournement de fonds au sein des institutions européennes, continuent d’alimenter la défiance.

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Dans ce contexte, ces éléments renforcent l’idée que, pour une partie significative de l’électorat, l’accès au pouvoir suprême demeure incertain pour cette formation politique.

Des prises de position internationales controversées

Pour aller plus loin, certaines déclarations passées de Marine Le Pen ont également nourri les critiques à l’encontre du RN en matière de politique étrangère. Elle avait notamment affirmé que, pour résoudre le conflit au Liban, il fallait regarder du côté du régime de Bachar al-Assad ainsi que du Hezbollah.

Ces positions, perçues comme en décalage avec les orientations diplomatiques traditionnelles de la France, ont contribué à entretenir un certain malaise dans l’opinion publique et parmi les observateurs, renforçant les interrogations sur la crédibilité et l’alignement international du mouvement.

Une position controversée sur l’Ukraine et la Crimée

Les prises de position de Marine Le Pen concernant le conflit en Ukraine ont également suscité de vives critiques. Elle a en effet défendu par le passé l’idée que la Crimée, annexée par la Russie en 2014 à la suite d’un référendum largement contesté par la communauté internationale, devait être reconnue comme russe.

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Cette position, en rupture avec la ligne diplomatique officielle de la France et de l’Union européenne, a renforcé les interrogations sur la cohérence géopolitique du Rassemblement national.

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Elle alimente également les critiques quant à une certaine proximité idéologique ou stratégique avec Vladimir Poutine, dans un contexte où la souveraineté ukrainienne constitue un enjeu majeur pour les équilibres européens.

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