(Rome, 17 mars 2026). Ali Larijani, l’un des hommes les plus influents du régime iranien, aurait été tué lors d’une frappe israélienne nocturne à Téhéran. La mort du haut responsable de la sécurité nationale a été confirmée par le ministre israélien de la Défense, dans un contexte de tensions régionales croissantes
Israel Katz confirme la mort de Larijani.
Le média israélien «Ynet» a obtenu la confirmation du ministre de la Défense, Israel Katz, que le tout puissant secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a été éliminé lors de l’attaque nocturne menée par Tsahal contre Téhéran.
Larijani était considéré comme l’homme le plus influent du régime iranien, ainsi que le dirigeant de facto de la République islamique. Il est également largement tenu pour responsable de la répression brutale des manifestations en Iran en janvier dernier.
Vers un tournant stratégique en Iran ?
L’élimination présumée d’Ali Larijani lors d’une frappe menée par Tsahal ouvre une nouvelle phase dans la confrontation entre Israël, les Etats-Unis d’une part, et la République islamique de l’autre. Au-delà de l’impact immédiat, plusieurs interrogations majeures se dessinent quant à l’évolution du rapport de force régional et au devenir du pouvoir à Téhéran.
Une attaque qui franchit un seuil ?
Si la mort de Larijani se confirme, cette opération marquerait un point de non-retour dans la stratégie israélienne : viser directement le cœur du pouvoir sécuritaire iranien. Une telle action suggère une volonté d’affaiblir méthodiquement le cercle dirigeant qui structure aujourd’hui le régime des mollahs, en ciblant ses figures clés et ses centres décisionnels.
Quel rôle pour le Hezbollah ?
Dans ce contexte, la position de Hezbollah devient centrale. Longtemps considéré comme le principal bras régional de l’Iran, le mouvement chiite libanais pourrait être confronté à un choix stratégique : intensifier la confrontation avec Israël pour défendre son allié, ou préserver ses capacités dans un environnement régional déjà instable, pour un retour vers le front interne (…). La disparition progressive de hauts responsables iraniens pourrait toutefois reconfigurer la chaîne de commandement entre Téhéran et ses alliés.
Qui pourrait profiter d’une ouverture vers Téhéran ?
Si un affaiblissement durable du pouvoir central devait se confirmer, la question de l’après se poserait rapidement. Plusieurs acteurs pourraient chercher à occuper l’espace politique :
- Des factions internes du régime, notamment au sein de l’appareil sécuritaire ou du CGRI, qui tenteraient de préserver la continuité du système ;
- Des mouvements d’opposition, qu’ils soient en exil ou actifs à l’intérieur du pays, cherchant à transformer une crise de pouvoir en transition politique ;
- Des forces issues des différentes minorités ethniques d’Iran, dans un pays marqué par une forte diversité régionale et culturelle.
Enfin, dans un scénario plus extrême, une intervention militaire internationale pourrait être évoquée si la situation venait à dégénérer en crise régionale majeure, estime un analyste iranien en exil à Rome.