(Rome, 14 mars 2026). Tsahal prépare une offensive massive au Liban, menaçant de répéter la stratégie destructrice utilisée à Gaza. Tandis que les ponts et centres de commandement du Hezbollah tombent sous les frappes, le spectre d’un conflit terrestre généralisé plane sur la région, amplifié par les récentes tensions avec l’Iran
Une nouvelle offensive terrestre en préparation ?
Israël envisagerait une extension de son opération au Liban, avec pour objectif de contrôler toute la zone au sud du fleuve Litani et de démanteler complètement l’infrastructure militaire du Hezbollah. C’est ce que rapporte le portail «Axios», citant des sources israéliennes et américaines, qui affirment qu’il s’agirait de la plus grande invasion du pays voisin depuis 2006, écrit Tommaso Manni dans le quotidien «Il Tempo». «Nous ferons ce que nous avons fait à Gaza», a déclaré une source israélienne, faisant référence à la destruction des bâtiments utilisés par les «miliciens de Dieu» pour stocker des armes et lancer des attaques.
Attaques ciblées contre les infrastructures
Parallèlement, les forces israéliennes ont frappé le pont Al-Khardali, qui relie Nabatiyeh et Marjeyoun, dans le sud du Liban, rapportent plusieurs médias locaux. Il s’agit de la deuxième infrastructure civile visée en 24 heures, après la frappe de Tsahal la veille qui a détruit le pont de Zrarieh, qui affirmait qu’il servait au transfert de combattants par le Hezbollah.
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Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, avait menacé de nouvelles attaques et destructions tant que le gouvernement de Beyrouth n’aurait pas désarmé le groupe chiite pro-Téhéran.
L’armée de l’air israélienne a annoncé la destruction de plusieurs centres de commandement du Hezbollah hier lors d’une série de frappes dans le sud du Liban et à Beyrouth. Depuis l’intensification des hostilités en début de mois, Tsahal affirme avoir frappé plus de 110 centres de commandement du Parti de Dieu.
Un nouveau front terrestre possible
Par ailleurs, un nouveau front terrestre pourrait s’ouvrir suite aux récentes attaques américano-israéliennes contre l’Iran, qui ont entraîné la mort d’Ali Khamenei et la nomination de son fils Mojtaba comme guide suprême de l’État islamique.
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Échec et silence : la crise libanaise s’aggrave
Le gouvernement libanais a failli à son devoir : depuis la signature de l’accord de 2024 visant à désarmer le Hezbollah, aucune mesure concrète n’a été appliquée. Ce manquement laisse le pays vulnérable et alimente l’escalade dans le sud.
Face à cette urgence, Israël reste sourd aux appels (tardifs mais désespérés) du président libanais à la négociation. Ce silence stratégique n’est pas seulement un refus de dialogue : il prépare, jour après jour, le terrain à une confrontation encore plus brutale, laissant les civils pris au piège d’une escalade quasi inévitable.
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