(Rome, 11 mars 2026). Face aux tensions au Moyen-Orient et aux perturbations du marché énergétique, le président français Emmanuel Macron appelle les pays du G7 à agir rapidement pour rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Hormuz. Tout en évoquant les mesures prises pour stabiliser les prix du pétrole, il souligne que les capacités militaires de l’Iran n’ont pas été neutralisées et insiste sur la nécessité de définir des objectifs politiques et militaires clairs pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient
Le G7 doit se coordonner pour «rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz au plus vite». Le président Emmanuel Macron a lancé cet appel au Groupe des Sept (G7) à l’ouverture de la réunion virtuelle des chefs d’État et de gouvernement des pays membres, présidée cette année par la France, écrit Danilo Ceccarelli dans le quotidien «La Stampa». Pour le chef de l’Élysée, il est nécessaire d’intervenir auprès des autres pays afin qu’ils s’abstiennent d’imposer des restrictions «sur les exportations de pétrole et de gaz, susceptibles de déstabiliser les marchés».
Précisément pour faire face à la flambée des prix provoquée par la guerre au Moyen-Orient, les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont décidé de libérer 400 millions de barils de pétrole dans leurs réserves stratégiques. Ce montant, selon Macron, équivaut aux volumes qui transitent par le détroit d’Ormuz en une vingtaine de jours. Face à cette situation, l’annonce de l’AIE fait suite à celles du Japon et de l’Allemagne, qui avaient déjà annoncé leur intention de puiser dans leurs réserves de pétrole brut. Hier, l’AIE a analysé cette initiative à la demande des ministres de l’Énergie du G7, réunis en urgence à Paris, au siège de l’agence.
Mais parmi les sept pays les plus riches du monde, il est admis qu’il est impératif de donner la priorité à la fin du conflit en cours au Moyen-Orient. «Aujourd’hui, nous devons définir des objectifs sur les plans militaire et politique», a déclaré le Président Macron, soulignant que «l’Iran continue d’agresser plusieurs pays de la région et que, par conséquent, ses capacités ne sont pas réduites à néant». «Nous devons continuer à défendre nos concitoyens» et «honorer nos alliances» avec nos pays partenaires, a poursuivi le chef de l’État.
La stratégie de Macron pour contenir les tensions au Moyen-Orient et stabiliser la région
Dans un contexte régional extrêmement volatile, la position du Président français s’inscrit dans une stratégie visant à éviter une escalade susceptible d’embraser l’ensemble du Moyen-Orient. En appelant à la coordination du G7, au rétablissement rapide de la navigation dans le détroit d’Hormuz et à la stabilisation des marchés énergétiques, Emmanuel Macron cherche à conjuguer fermeté sécuritaire, solidarité avec les alliés et gestion des risques économiques. Plusieurs experts bien au fait, affirment que cette approche traduit la volonté de Paris de jouer un rôle diplomatique actif pour contenir les tensions et prévenir un embrasement régional aux conséquences potentiellement mondiales.