L'actualité du Proche et Moyen-Orient et Afrique du Nord

Le ministre israélien des AE Gideon Saar déclare «ne pas exclure une opération terrestre en Iran et au Liban»

(Rome, 02 mars 2026). Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar affirme ne pas exclure une opération terrestre en Iran et au Liban, évoquant des renseignements faisant état d’un transfert imminent du programme nucléaire iranien vers des installations souterraines protégées. Dans un entretien accordé au TG1 de la chaine italienne «Rai News», le chef de la diplomatie d’Israël estime que son pays doit agir pour contrer ce qu’il qualifie de «menace existentielle»

Dans une interview exclusive accordée à TG1, le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar explique : «Se défendre contre quelqu’un qui dit et agit comme s’il voulait vous éliminer ne constitue pas une violation de la loi, et c’est précisément le cas du régime iranien actuel».

Gideon Saar révèle : «nous avons des renseignements selon lesquels ce régime est sur le point de transférer son programme nucléaire dans une installation souterraine profonde, à l’abri de toute attaque».

Interrogé par le correspondant de la «RAI», Giovan Battista Brunori, sur la possibilité d’une opération terrestre israélienne en Iran et au Liban, Saar a répondu : «Je ne l’exclus pas ; Nous avons été attaqués. Nous ne planifions pas d’opérations de ce type et nous n’annonçons pas nos intentions en cas de guerre, mais pour la deuxième fois, nous avons été attaqués depuis le Liban, uniquement à cause d’un autre conflit».

Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar affirme ne pas exclure une opération terrestre en Iran et au Liban, évoquant des renseignements faisant état d’un transfert imminent du programme nucléaire iranien vers des installations souterraines protégées. Dans un entretien accordé au TG1 de la «Rai News», le chef de la diplomatie d’Israël estime que son pays doit agir pour contrer ce qu’il qualifie de «menace existentielle».

Entre neutralité contrainte et soupçons d’alignement militaire

Dans ce pays, la mise à l’écart politique et militaire du Hezbollah se heurte à un obstacle central : la posture du commandant de l’Armée libanaise, institution clé censée incarner l’autorité de l’État. Le positionnement de son chef (souvent perçu comme prudent, voire accommodant envers le Hezbollah) alimente un débat récurrent : s’agit-il d’une stratégie de survie ou d’une forme de complaisance politique ?

Plusieurs scénarios se dessinent :

  • Le premier relève de la prudence sécuritaire. L’armée, sous-équipée et fragile financièrement, éviterait toute confrontation directe avec le Hezbollah par crainte d’un affrontement interne qu’elle ne pourrait gagner.
  • Le second scénario évoque une cohabitation contrainte. Depuis des années, un équilibre tacite s’est installé : l’armée conserve la légitimité institutionnelle tandis que le Hezbollah maintient une capacité militaire parallèle face à Israël. Cette division des rôles, tolérée par une partie de la classe politique et soutenue indirectement par Téhéran, a créé une zone grise où l’État ferme les yeux.
  • Enfin, un troisième scénario alimente les doutes : l’empreinte croissante du Hezbollah au sein même de certains rouages sécuritaires. Sans contrôle formel de l’Armée, le mouvement disposerait néanmoins de relais informels dans plusieurs services (renseignement, logistique, coordination locale) héritage d’années de cohabitation et d’interpénétration politique. Cette porosité complique toute prise de distance de l’institution militaire et nourrit le soupçon d’une influence structurelle plutôt que circonstancielle.

A lire : Liban : le gouvernement vient d’adopter ce que Samir Geagea réclame depuis des décennies

Enfin, les critiques parlent d’une proximité plus politique que sécuritaire, certains responsables étant accusés de complaisance, voire d’alignement stratégique avec l’axe pro-iranien. Et selon un officier (Ret.) libanais, «malgré ces influences et ces ambiguïtés, le monopole de la force sur le territoire libanais revient, en dernier ressort, à la seule armée libanaise».

Recevez notre newsletter et les alertes de Mena News


À lire sur le même thème