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Liban : les avions de chasse israéliens frappent huit sites du Hezbollah

Des avions de combat israéliens ont mené des frappes contre huit positions du Hezbollah dans l’est du Liban, notamment dans la vallée de la Beqaa et autour de Baalbek. Selon Israël, ces sites servaient au stockage d’armes et à l’entraînement d’une unité d’élite du mouvement chiite, en violation des accords de cessez-le-feu

Les Forces de défense israéliennes ont annoncé avoir frappé huit complexes militaires appartenant à la Force «Al-Radwan» du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa, dans l’est du Liban, lors de frappes précédemment signalées.
Selon Tsahal, ces sites, situés dans la région de Baalbek, servaient au stockage d’armes, notamment de missiles, ainsi que pour des activités d’entraînement de la Force «Al-Radwan», une unité d’élite du Hezbollah chargée des opérations spéciales et considérée comme l’une des composantes les plus entraînées et les plus offensives du mouvement pro-Téhéran, jouant un rôle central dans la planification d’infiltrations et d’attaques potentielles contre le territoire israélien.
Tsahal a déclaré que les activités et les tentatives de réarmement du groupe «constituent une violation des accords de cessez-le-feu conclus entre Israël et le Hezbollah et représentent une menace pour l’État d’Israël».

Le blocage politique et sécuritaire persiste

Le Hezbollah continue d’afficher un refus catégorique de déposer les armes, considérant son arsenal comme un levier stratégique indispensable face à Israël et comme un instrument d’influence interne. Cette posture place les autorités libanaises dans une position d’impuissance manifeste : divisées politiquement et limitées sur le plan sécuritaire, elles peinent à imposer l’application effective des accords de cessez-le-feu ou à rétablir un monopole étatique de la force, comme le réclame le chef du parti des Forces libanaises Samir Geagea.

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Dans ce contexte, le mouvement extrémiste chiite cherche à préserver ses positions par tous les moyens, entre démonstrations militaires, maintien de ses réseaux armés et pression psychologique sur les populations locales, alimentant un climat de crainte et d’instabilité.

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Quant à un éventuel lien avec l’Iran, principal soutien régional du Hezbollah, la question demeure ouverte : les tensions à la frontière libanaise peuvent aussi servir de carte de négociation indirecte dans les rapports de force entre Téhéran et Washington. Sans coordination officiellement admise, ces dynamiques suggèrent néanmoins que le théâtre libanais reste étroitement imbriqué dans les équilibres géopolitiques plus larges du Moyen-Orient.

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