(Rome, 25 février 2026). Après un entretien téléphonique entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, l’idée d’un sommet trilatéral avec Vladimir Poutine refait surface. Mais le Kremlin temporise et conditionne toute rencontre à la conclusion d’accords concrets sur l’Ukraine, affichant son scepticisme quant à un face-à-face immédiat entre Moscou et Kiev
Selon le journaliste du portail Axios, Barak Ravid, le président américain Donald Trump s’est entretenu par téléphone avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky. Parmi les sujets abordés lors de cet appel figurait l’hypothèse d’une rencontre entre Poutine et Zelensky avant un sommet trilatéral avec Trump, comme l’a indiqué l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, comme le rapporte l’agence italienne «AGI».
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a commenté : «On pourrait convenir qu’il est logique que les trois présidents se rencontrent uniquement pour conclure des accords, ou, comme disent les Américains, un ‘deal’». Cela est probablement vrai», a-t-il affirmé lors d’une interview accordée à l’émission télévisée «Vesti» du journaliste Pavel Zarubin, en réaction aux propos de l’envoyé spécial américain Steve Witkoff.
Le Kremlin se montre sceptique quant à une rencontre Poutine-Zelensky
Dmitri Peskov a toutefois exprimé son scepticisme quant à la possibilité d’une rencontre en face à face entre les dirigeants russe et ukrainien, invitant à se souvenir des récentes déclarations de Zelensky sur ce que l’Ukraine n’accepterait pas et sur ses futures intentions. «Il n’est même pas nécessaire de les analyser : il suffit de s’en souvenir et de se demander si une rencontre au plus haut niveau a un sens tant que le régime de Kiev maintient cette position», a-t-il déclaré.
Proposition de Poutine pour une rencontre à Moscou
Interrogé sur la validité de la proposition selon laquelle le président Zelensky pourrait se rendre à Moscou pour discuter d’éventuels questions, le porte-parole a répondu par l’affirmative : «Oui, c’était la parole du président Poutine, et il tient toujours parole». Et Peskov de préciser à l’agence TASS : à l’heure actuelle, «aucune discussion entre les présidents Vladimir Poutine et Donald Trump n’est prévue».
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Un volontarisme affiché, des pressions ciblées sur Kiev
Alors que l’hypothèse d’un sommet tripartite reste incertaine, Donald Trump continue de marteler qu’il serait capable de mettre fin au conflit en Ukraine «en très peu de temps», rappelant une promesse déjà formulée à plusieurs reprises durant sa campagne présidentielle. Dans le même temps, ses prises de position laissent entrevoir une ligne plus exigeante envers Volodymyr Zelensky, sommé de consentir à des concessions, tandis que la pression publique semble nettement moins marquée à l’égard de Vladimir Poutine, alimentant les interrogations sur l’équilibre réel d’une éventuelle médiation américaine.