(Rome, 24 février 2026). Les tensions s’intensifient en Iran. De violents affrontements ont éclaté à Téhéran à proximité de la résidence du Guide suprême Ali Khamenei, opposant les Gardiens de la révolution islamique à des combattants de l’Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI). Alors que le bilan humain s’alourdit, la crise sécuritaire inquiète la région et ravive les craintes d’une escalade internationale
De violents affrontements ont eu lieu à Téhéran, près du quartier général du Guide Ali Khamenei, entre les Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et des combattants de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI), un groupe d’opposition considéré comme terroriste par le régime. Plus de 100 membres de l’OMPI ont été tués, blessés ou arrêtés lors de ces affrontements. Le «complexe Motahari», à Téhéran, est une zone fortement gardée et fortifiée qui abrite notamment le quartier général et la résidence du Guide suprême iranien, Ali Khamenei. Les Moudjahidines affirment que «les pertes ennemies à l’intérieur du quartier général de Khamenei sont élevées, mais aucun chiffre précis n’est disponible». Plusieurs sites web affiliés au régime ont fait état de «bruits d’explosions» dans la zone. L’agence de presse Arya a signalé des attaques simultanées contre la résidence de Khamenei et le Conseil suprême de sécurité nationale, rapporte Andrea Riccardi dans le quotidien italien «Il Tempo».
La situation à Téhéran se complique de jour en jour. Le commandant des Gardiens de la révolution, le général de brigade Mohammad Hosseini, a été nommé aujourd’hui à la tête des forces spéciales Sabirine, dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis. Les médias iraniens ont relayé l’information, précisant que la brigade des forces spéciales Sabirine est l’une des unités opérationnelle des forces terrestres des Pasdaran et qu’elle mène des «missions spécialisées et opérations spéciales» non spécifiées, confiées au corps. Hosseini avait auparavant commandé la 110e brigade des forces spéciales Salman Farsi et occupé divers postes opérationnels et de commandement au cours de sa carrière.
Parallèlement, la Jordanie a annoncé qu’elle ne tolérerait aucune violation de son espace aérien et que le pays ne deviendrait pas un champ de bataille. Cette position a ensuite été réaffirmée par le roi Abdallah II de Jordanie lors d’un échange avec une délégation du Syndicat des journalistes jordaniens. Le souverain hachémite a affirmé que le dialogue et les solutions politiques concernant l’évolution de la situation avec l’Iran constituent le seul moyen d’éviter une nouvelle escalade dans la région, évoquant une possible attaque américaine.
Une séquence test avant l’escalade ?
Les affrontements signalés à Téhéran entre les Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et l’Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI) soulèvent des interrogations sur leur portée stratégique, selon une source militaire bien au fait. Au-delà d’incidents sécuritaires localisés, certains observateurs y voient un possible test opérationnel ou un prélude à des actions coordonnées de déstabilisation intérieure, susceptibles de coïncider avec d’éventuelles frappes américaines. Une telle simultanéité viserait à saturer les capacités de réaction du pouvoir, en combinant pression militaire et contestation interne.
La protection du Guide suprême
Dans ce contexte, la protection du Guide suprême Ali Khamenei apparaît comme un enjeu central. En cas d’escalade, le régime privilégierait vraisemblablement un renforcement des dispositifs de sécurité, un isolement accru des centres de commandement et un éventuel transfert vers des sites hautement fortifiés. Le sort et la mobilité du leadership constituent en effet un facteur clé de continuité institutionnelle, dont dépend la capacité des autorités à maintenir le contrôle politique du pays.