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Montée des tensions entre Washington et Téhéran : Trump parle d’«armada», l’Iran se dit «prêt à la guerre»

(Rome, 28 janvier 2026). La tension monte d’un cran entre Washington et Téhéran. Donald Trump brandit la menace militaire et évoque l’envoi d’une «armada» vers l’Iran, tandis que le régime des ayatollahs se dit prêt à un affrontement armé. Entre avertissements ultimes et rhétorique guerrière, le spectre d’une escalade militaire semble plus proche que jamais

Donald Trump revient à la charge et menace Téhéran et le régime des ayatollahs. «Une armada imposante fait route vers l’Iran. Elle avance rapidement, avec une grande puissance, enthousiasme débordant et une détermination sans faille», avertit le président américain dans un message publié sur Truth Social. «Il  s’agit d’une flotte plus importante que celle envoyée au Venezuela, menée par le porte-avions Abraham Lincoln. Comme dans le cas du Venezuela, elle est prête et capable d’accomplir rapidement sa mission, avec rapidité et violence si nécessaire».

L’heure H de la destruction d’Ali Khamenei approche-t-elle ?, écrit Tommaso Manni dans le quotidien «Il Tempo». L’avertissement de Trump semble être le dernier. «Nous espérons que l’Iran acceptera rapidement de s’asseoir à la table des négociations et conclura un accord juste et équitable, bénéfique à toutes les parties. Pas d’armes nucléaires», a écrit Trump, réitérant son ton menaçant à l’égard de Téhéran : «Concluez un accord ! Ils ne l’ont pas fait, et il y a eu l’opération «Midnight Hammer», une destruction massive de l’Iran. La prochaine attaque sera bien pire ! Ne laissez pas cela se reproduire», a-t-il martelé

Ce message qui fait suite aux déclarations peu rassurantes, lancées par Téhéran. Après plusieurs jours de tensions croissantes entre Téhéran et Washington, le gouvernement iranien a déclaré qu’une confrontation militaire avec les États-Unis était plus probable que des négociations. «Nous considérons la guerre comme plus probable que des négociations. Nous nous préparons au pire scénario. La priorité est de défendre le pays», a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Ghariabadi, lors d’un point de presse tenu à Téhéran.

Un aveuglement aux conséquences imprévisibles et un calcul stratégique sous haute tension

L’intransigeance affichée par les mollahs iraniens semble ignorer la réalité du rapport de force. En défiant ouvertement Washington, Téhéran semble sous-estimer la puissance de la machine de guerre américaine et sa capacité de projection rapide, déjà démontrée sur d’autres théâtres.

«La démonstration de force opérée au Venezuela, souvent présentée comme un avertissement, n’a manifestement pas été retenue comme une leçon par les dirigeants iraniens, qui persistent dans une logique de confrontation», observe un officier (Ret.) libanais.

Selon plusieurs analystes, la prise de tête des mollahs à défier Washington semble faire abstraction de l’ampleur de la supériorité militaire américaine, pourtant déjà mise en scène ailleurs. En refusant de tirer les enseignements de ces démonstrations de force, Téhéran s’expose à une escalade aux conséquences meurtrières, difficiles à maîtriser. Dans ce contexte, l’attitude du Hezbollah, principal mandataire régional de l’Iran, pourrait s’avérer déterminante dans l’équilibre de l’ensemble du Moyen-Orient.
D’autres experts précisent que le «Parti de Dieu» pourrait ainsi se retrouver au cœur d’une escalade indirecte, ouvrant un nouveau front et élargissant dangereusement le conflit.

Une éventuelle intervention du Hezbollah risquerait d’entraîner le Liban et, par ricochet, les pays voisins dans une confrontation régionale d’une brutalité extrême, à moins qu’Israël ne parvienne à clore définitivement le cycle militaire ouvert en 2024.

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