(Rome, 24 janvier 2026). Téhéran hausse le ton. Le commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique affirme que l’Iran est en état d’alerte maximal et met en garde Washington et Tel-Aviv contre toute «erreur de calcul», sur fond de tensions régionales persistantes
Le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran, les Pasdarans (CGRI) est «plus prêt que jamais, le doigt sur la gâchette», a déclaré le général Mohammad Pakpour, commandant du CGRI, cité par «Nournews», un média proche du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien. Le commandant des Pasdaran a ainsi mis en garde les États-Unis et Israël, les exhortant à «éviter toute erreur d’appréciation».
Ces menaces relèvent moins d’une démonstration de force que d’un aveu d’anxiété, voire de frayeur. Alors que l’armada américaine resserre visiblement son dispositif autour de l’Iran, la rhétorique martiale (devenue rituelle) du Corps des gardiens de la révolution refait surface. Un réflexe de dissuasion, certes, mais aussi le symptôme d’une escalade redoutée. La suspension de vols aériens par plusieurs compagnies aériennes, majoritairement européennes, vers Israël en est un signal clair, qui apparaît comme un indicateur supplémentaire d’une escalade redoutée : la région s’installe dans une zone de danger anticipé.
«En filigrane, ces déclarations martiales semblent moins traduire une assurance stratégique qu’un sentiment de vulnérabilité croissant», affirme un spécialiste italien.