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Iran : les médias font état d’une attaque américaine dans les prochaines 24 heures

(Rome, 14 janvier 2026). Les tensions entre Washington et Téhéran atteignent un nouveau sommet. Selon plusieurs sources citées par Reuters et relayées par la chaine Sky Tg24, une intervention militaire américaine contre l’Iran serait désormais probable, voire imminente, alors que la répression des manifestations se durcit dans le pays des mollahs et que la communauté internationale multiplie les signaux d’alerte

«Deux responsables européens ont affirmé qu’une intervention militaire américaine» en Iran «semble probable», et, pour l’un des deux «elle pourrait avoir lieu dans les prochaines 24 heures», a écrit l’agence Reuters sur son site web. «Un responsable israélien a déclaré que Trump semble avoir pris la décision d’intervenir, bien que l’ampleur et le calendrier de cette intervention ne soient pas encore clairs», écrit encore Reuters. Trump exhorte les Iraniens à poursuivre les manifestations : «l’aide arrive».

Comme le rapporte la chaine italienne «Sky Tg24», les États-Unis se dirigent vers une attaque contre l’Iran. Après les mises en garde adressées contre les ayatollahs pour leur répression brutale des manifestations, Reuters rapporte que Trump a décidé d’intervenir, et deux responsables européens indiquent que l’opération américaine «pourrait avoir lieu dans les prochaines 24 heures». Selon le New York Times, cependant, cela prendrait «plusieurs jours de plus», et une cyberattaque n’est pas encore exclue. Pendant ce temps, Washington évacue une partie de son personnel de ses bases au Moyen-Orient suite aux menaces de Téhéran de frapper des sites en représailles.

Pour de nombreux analystes, la situation au Moyen-Orient ressemble désormais à un véritable baril de poudre. Une intervention américaine, bien que limitée, pourrait provoquer une réaction en chaîne impliquant l’Iran, Israël et plusieurs acteurs régionaux, avec des conséquences imprévisibles sur la stabilité, l’énergie et la sécurité internationale.

Pendant ce temps, la poigne de fer du régime se poursuit. Outre les milliers de victimes et d’arrestations, les Pasdaran sèment la terreur en faisant irruption dans les domiciles des personnes tuées, tirant, insultant et saccageant leurs maisons. L’Iran convoque l’ambassadeur d’Italie à Téhéran. Une réunion se tient à la Farnesina concernant la sécurité des ressortissants italiens dans le pays. Le Sénat italien adopte une résolution commune contre la répression ; le Mouvement Cinq Étoiles s’abstient.

Aux yeux de plusieurs experts, l’heure n’est plus aux démonstrations de force mais à une désescalade urgente, tant le risque d’une conflagration régionale n’a jamais semblé aussi élevé.

Sur un autre plan, en Irak, le retour de Nouri Al-Maliki en Irak est perçu par de nombreux analystes comme un facteur de bascule potentielle de l’Irak vers l’orbite iranienne, mais avec plusieurs nuances importantes.

Pourquoi le retour de Nouri Al-Maliki inquiète ?

Nouri al-Maliki est historiquement associé :

  • A une proximité politique et stratégique avec Téhéran, notamment durant ses mandats (2006-2014) ;
  • Au renforcement des milices chiites pro-iraniennes, devenues depuis des acteurs structurants de la sécurité irakienne ;
  • A une gouvernance jugée autoritaire, qui a contribué à fragiliser l’État irakien et à ouvrir la voie à l’expansion de groupes armés.

Selon «Iran International», un média d’opposition iranien, le gouvernement iranien a recruté plusieurs milices chiites irakiennes pour épauler les forces de la République islamique dans la répression des manifestations en cours dans le pays. Environ 800 miliciens issus des groupes chiites Kata’éb Hezbollah, Harkat al-Noujaba’a, Sayyed al-Chouhada’a et Badr auraient été envoyés sur place. Les autorités irakiennes seraient au courant de ce recrutement effectué par Téhéran, mais n’ont pas encore réagi publiquement. Toujours selon «Iran International», les forces chiites irakiennes entrent en Iran par trois points de passage frontaliers (Chalamcheh, Chazhabeh et Khosravi) et franchissent officiellement la frontière sous le prétexte d’effectuer un «pèlerinage aux lieux saints de l’imam Reza à Machhad».

Dans ce contexte de tensions régionales extrêmes, le retour d’Al-Maliki au pouvoir est interprété comme un signal favorable à l’Iran, surtout si l’Irak devait être contraint de choisir un camp en cas d’escalade militaire entre Washington et Téhéran.

Pour conclure, sa nomination ne signifie pas un alignement immédiat et officiel de l’Irak sur le «pays des mollahs», mais elle accroît nettement la probabilité que Bagdad glisse vers un soutien de facto à l’Iran, notamment en cas de conflit ouvert.

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