(Rome, 06 janvier 2026). À l’issue d’un sommet qualifié d’«historique» par le Président Emmanuel Macron, la France, le Royaume-Uni et l’Ukraine se sont accordés sur le principe du déploiement d’une force multinationale après un éventuel cessez-le-feu. Soutenue par les États-Unis pour le suivi de la trêve, cette initiative vise à rassurer et stabiliser la situation dans les premiers jours suivant l’arrêt des combats
Le sommet s’est conclu à Paris. Emmanuel Macron : «une journée historique». Keir Starmer : «Après le cessez-le-feu, le Royaume-Uni et la France seront des bases militaires». Les États-Unis : soutien au suivi de la trêve avec les Européens. Ce plan a été discuté lors du sommet, auquel participaient également Zelensky, l’envoyé américain Witkoff et le gendre de Trump, Kushner, tel que rapporté par «La Repubblica».
Le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président ukrainien Volodymyr Zelensky ont signé une déclaration d’intention en vue d’un déploiement d’une force multinationale après le cessez-le-feu en Ukraine. Cette force, en cours d’évaluation depuis plusieurs mois, est destinée à «apporter une forme de réassurance dans les jours qui suivront le cessez-le-feu», a déclaré le Président Macron à l’issue d’une réunion des pays volontaires à Paris. Les États-Unis «surveilleront» le cessez-le-feu en Ukraine avec la participation des Européens, selon le projet de déclaration finale, ajoute le journal italien.
Ce sommet marque ainsi une étape politique majeure dans la gestion de l’après-guerre en Ukraine. Si de nombreuses modalités restent à définir, l’accord de principe sur une force multinationale et l’implication conjointe des Européens et des États-Unis témoignent d’une volonté commune visant à garantir la stabilité et la sécurité après le cessez-le-feu. «Reste désormais à transformer cette intention diplomatique en un dispositif concret, dissuasif et opérationnel», selon les analystes.
Au fond, la question est jusqu’où ira la capacité des grandes puissances à contenir les crises sans basculer dans une confrontation directe. De l’Ukraine au Moyen-Orient, les lignes de fracture se multiplient, sans pour autant dessiner un front unique. Dans ce monde sous tension permanente, la dissuasion, les équilibres fragiles et les guerres indirectes restent les outils privilégiés d’un ordre international qui vacille, mais que chacun s’efforce encore d’empêcher de s’effondrer.
Les théâtres des tensions
- La Russie n’est pas un «après» l’Ukraine : elle est au cœur du conflit actuel. L’enjeu pour l’Occident n’est pas d’attaquer Moscou, mais de contenir, dissuader et stabiliser la situation, tout en évitant une escalade directe entre puissances nucléaires. Un affrontement direct OTAN-Russie reste, à ce stade, un scénario que tous les acteurs cherchent à éviter.
- L’Iran est aujourd’hui un point de tension majeur, notamment en raison de son programme nucléaire ; de son rôle régional (Liban, Syrie, Irak, Yémen), de son soutien à des acteurs non étatiques et surtout en raison des tensions internes croissantes. Une confrontation directe avec Téhéran constitue le prélude à l’effondrement du régime des mollahs, qui ne viendrait probablement pas des bombes, mais de l’intérieur. Le danger pour le régime iranien ne réside pas tant dans la guerre elle-même que dans sa perte de contrôle progressive sur la population.
- Affaibli et largement décapité par les frappes israéliennes, le Hezbollah a cessé d’être un acteur régional crédible. Retranché sur le théâtre libanais, il se pose en prétendu rempart de la stabilité interne tout en refusant de désarmer, paralysant de fait toute perspective de souveraineté de l’État libanais. Cette stratégie de verrouillage maintient ce pays dans une zone de danger permanent et fait de chaque incident le prélude à une escalade incontrôlée avec Israël.