(Rome, 02 avril 2025). Tous deux ont récemment fait allusion publiquement à une transition, mais la porte-parole de la Maison Blanche le nie. «Il partira une fois son travail terminé»
Donald Trump et Elon Musk pourraient bientôt se séparer d’un commun accord. Ou plutôt, le patron de Tesla s’éloignerait de son rôle de bras droit pour redevenir un soutien. L’indiscrétion a été révélée par «Politico», qui rapporte le précieux témoignage de trois sources au sein de la Maison Blanche affirmant que les deux hommes ont récemment convenu qu’il serait bientôt temps pour Musk de retourner à ses activités et d’assumer un rôle extérieur.
Des signes de crise ?
Les signes extérieurs étaient bien présents, rapporte «Il Giornale». Tous deux ont récemment fait publiquement allusion à une transition. Jeudi dernier, interrogé par Bret Baier de Fox News sur son éventuel départ à l’expiration de son statut de «salarié spécial du gouvernement», Musk a répondu : «Je pense que, d’ici là, nous aurons accompli l’essentiel du travail nécessaire pour réduire le déficit de 1.000 milliards de dollars».
Lundi soir, Trump a déclaré aux journalistes qu’«à un moment donné, Elon voudra revenir dans son entreprise», ajoutant : «C’est le cas. Je le garderai aussi longtemps que possible». Mardi, alors que tombaient les résultats des élections dans le Wisconsin, le porte-parole de la Maison-Blanche, Harrison Fields, a confirmé : «Comme l’a dit le Président, cette Maison-Blanche aimerait garder Elon aussi longtemps que possible». De son côté, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié les informations publiées par «Politico» de «foutaise», affirmant qu’Elon Musk et Donald Trump avaient déjà déclaré publiquement qu’Elon quitterait son poste «une fois son mandat au DOGE (Department of Government Efficiency) terminé».
Le revers dans le Wisconsin
Pour l’heure, Musk travaille pour Trump sous le statut de «salarié spécial du gouvernement», ce qui l’exempte de certaines règles d’éthique et de conflit d’intérêts pendant 130 jours, une période qui expirera entre fin mai et début juin. Cette rumeur de départ intervient à un moment délicat, Tesla étant sous le feu des critiques et faisant l’objet de quelques revers. Notamment, la campagne électorale du juge conservateur Brad Schimel, soutenu activement par Musk, qui a perdu sa candidature pour un siège à la Cour suprême du Wisconsin avec un écart de 10 points.
Un résultat qui renvoie à un double échec : non seulement financier, mais aussi en termes d’influence politique pour Monsieur Tesla. Ce revers met en péril certains projets de la présidence Trump, qui risque bien de sombrer avec Tesla. Nombreux sont qui parient que le départ de Musk coïncidera avec les 100 premiers jours de Trump à la Maison-Blanche.
Tesla monte en flèche en bourse
D’autres avancent une explication différente. Musk serait une «force imprévisible et ingérable» qui a eu du mal à communiquer ses plans aux secrétaires du Cabinet et à la chaîne de commandement de la Maison Blanche dirigée par Susie Wiles. Ses sorties intempestives sur X auraient également semé la panique, notamment lorsqu’il partageait des plans non vérifiés et non coordonnés pour démanteler certaines agences fédérales. En plus d’un langage souvent controversé et parfois discutable. Il y a à peine un mois, la Maison Blanche affirmait que Musk resterait en poste longtemps. Il pourrait malgré tout continuer à jouer un rôle, peut-être de manière informelle.
Ironie du sort ? Les actions Tesla ont gagné 6 % la semaine dernière, mettant fin à une séquence record de neuf semaines consécutives de baisse. Au début de la séance d’aujourd’hui, le titre était en recul d’environ 33,5% depuis le début de l’année, faisant de Tesla l’une des pires performances de 2025 sur le S&P 500.